Sur l’aire d’autoroute de Bordeaux-Cestas-Nord, à Cestas (Gironde), le 5 juillet 2025. JEAN MAURICE CHACUN/« SUD OUEST »/MAXPPP

La transition écologique est-elle un luxe ? Pour des millions de ménages, elle implique des investissements coûteux : changer de voiture, rénover son logement. Autant de dépenses nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour accroître la souveraineté du pays dans le contexte de multiplication des conflits. Le gouvernement a réitéré la nécessité de changer d’échelle. Son plan d’électrification des usages, présenté fin avril, prévoit par exemple de multiplier par six l’installation de pompes à chaleur et la poursuite du verdissement du parc automobile.

Or l’idée d’une écologie « punitive », par ailleurs réservée aux plus aisés, s’est installée dans le débat public, portée notamment par la droite et l’extrême droite. L’argument est-il fondé ? Dans une note publiée jeudi 7 mai, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) apporte de nouveaux éléments de réponse, en soulignant les économies pour les ménages.

Le think tank actualise une partie des résultats de son « Observatoire des conditions d’accès à la transition écologique », qui analyse l’intérêt économique des solutions décarbonées dans les secteurs du logement et de la mobilité. Il étudie deux foyers type avec deux enfants propriétaires de leur logement et dépendants de leur voiture : une famille rurale de la classe moyenne inférieure (3 900 euros de revenu disponible par mois) et une autre de la classe moyenne supérieure (4 700 euros de revenus par mois), habitant un quartier pavillonnaire.

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