La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le ministre des transports, Philippe Tabarot, le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, et le ministre du commerce, Serge Papin, en réunion avec les représentants de l’industrie aéronautique, à Paris, le 6 mai 2026. DIMITAR DILKOFF/AFP

Que peut faire le gouvernement français face à la crise mondiale du kérosène ? La perspective de manquer de carburant d’aviation depuis la fermeture du détroit d’Ormuz – conséquence de la guerre au Moyen-Orient – a provoqué un doublement du prix du « jet fuel » et désorganisé tout le secteur du transport aérien. Selon les données de la société d’analyse spécialisée Cirium, publiées le 4 mai et citées par le Financial Times, les compagnies mondiales ont supprimé 2 millions de sièges pour le seul mois de mai. Cette vague de suppressions ne représente que 1,5 % du total mondial.

Alors comment agir à l’échelle hexagonale ? D’abord en tentant de rassurer. C’était l’objectif de la réunion qui s’est tenue, mercredi 6 mai, au ministère des transports, à Paris, et qui rassemblait, à côté des ministres des transports, de l’économie, de l’énergie et du tourisme, toutes les compagnies françaises (ou fortement implantées en France), les organisations représentant la filière, les administrations et les producteurs de kérosène. Rassurer un ensemble d’entreprises qui emploient 100 000 personnes, mais aussi les acteurs du tourisme au sens large, secteur-clé de l’économie française, et enfin les futurs voyageurs qui redoutent de ne pas pouvoir partir cet été.

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