Un vent de panique commençait à souffler, mercredi 6 mai, alors que les informations concernant la situation du MV Hondius, bateau de croisière où ont été identifiés plusieurs cas d’infections par un hantavirus de l’espèce Andes, se multipliaient, en provenance de nombreux pays. Au-delà de la gravité de la maladie, ayant infecté huit passagers, dont trois morts à ce jour, le parcours complexe et chahuté de ce petit bateau d’exploration, qui transportait environ 150 passagers, complique la tâche des autorités sanitaires censées suivre l’évolution de la situation.
Lire aussi | EN DIRECT, hantavirus sur un navire de croisière : le MV « Hondius » accostera au port de Granadilla, aux Canaries, selon la ministre de la santé espagnoleLa fébrilité entourant ce foyer d’hantavirus inédit par son ampleur et sa dissémination n’est pas sans rappeler les premiers temps de la pandémie de Covid-19, où le monde avait redécouvert à quel point la mondialisation des mouvements de personnes sert de catalyseur à la dissémination des virus. Le sentiment de cacophonie est fortement lié au fait que les autorités sanitaires de tous les pays des ressortissants et de ceux concernés par le trajet du bateau s’expriment, de même que l’Organisation mondiale de santé (OMS), qui centralise les informations dans ce genre de crise.
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