Avec le retour de la guerre au Moyen-Orient, consécutif à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, l’Italie se retrouve de nouveau face à une équation connue : comment continuer à investir dans l’armement alors que l’opinion publique reste majoritairement opposée aux dépenses militaires ? Selon le rapport « Italia 2026 » de la fondation Eurispes à Rome, publié fin mai, 44,2 % des Italiens les considèrent comme un coût pour le pays, quand seulement 32,1 % les voient comme un investissement stratégique.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, et la hausse des prix de l’énergie consécutive à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Italie semble mettre le pied sur le frein concernant ses investissements militaires. Contrairement à ce qu’il était prévu en début d’année, Rome n’a pas activé avant le 31 mai le programme européen de réarmement SAFE (Security Action for Europe) après avoir demandé, en 2025, de lui octroyer près de 15 milliards d’euros de prêts pour financer ses dépenses militaires. Le gouvernement Meloni pointe avant tout l’urgence de faire face à la crise énergétique et de deux tiers, passant de 15 à 4 ou 5 milliards d’euros, et de la limiter aux contrats déjà existants.
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