Les vacanciers auront-ils des avions cet été ? La question, qui aurait pu paraître incongrue avant le 28 février et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, commence à se poser sérieusement en ce mois d’avril. Elle est directement liée à la disponibilité du kérosène – ainsi qu’à son prix – pour les quelque 100 000 avions civils commerciaux qui décollent chaque jour dans le monde.
Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : l’Iran n’a toujours pas pris de décision sur sa participation aux pourparlers avec les Etats-Unis au Pakistan, malgré la venue annoncée de J. D. VanceLes signaux se sont multipliés ces derniers jours, révélant une fébrilité croissante des différents acteurs du secteur, alors que vient de commencer la saison dite « d’été » (qui va jusqu’à octobre), celle du pic annuel de l’activité. Ainsi, chaque jour, la liste des programmes de réduction de vols publiée par les compagnies aériennes s’allonge.
Ces délestages sont directement liés aux problématiques de pénurie de « jet fuel ». L’un des communiqués les plus marquants, jeudi 16 avril, est venu du groupe Air France-KLM, au sein duquel la compagnie néerlandaise a annoncé la suppression de 80 allers-retours au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en mai. En revanche, ni Air France ni Transavia n’ont annoncé de diminution de leurs plans de vol.
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