En cas de détresse psychologique, un mal qui frappe de plus en plus de jeunes Français, se confier à des intelligences artificielles (IA) n’est pas forcément recommandé. La tendance s’accélère toutefois.
Le 5 mai, la CNIL publiait ainsi les résultats d’une étude Ipsos menée auprès de 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans en Europe : parmi le millier de Français interrogés en janvier, 86 % déclaraient utiliser, fréquemment ou occasionnellement, des applications d’intelligence artificielle générative (Chat GPT, Gemini, Copilot, etc.). Parmi les usages recensés, 48 % ont dit écrire dans ces outils pour « parler de sujets personnels ou intimes », et 32 % ont admis leur avoir demandé des conseils en se sentant « triste, en colère, ou pas bien dans [leur] tête ».
Au sein des professionnels du soutien ou de l’écoute psychologique, cette évolution des pratiques interroge. Les IA génératives ont donc été inscrites au programme du congrès national de SOS-Amitié. « C’est un sujet qui fait partie de la société, et qu’on ne peut pas ignorer : les gens parlent à des IA, et on a besoin de réfléchir à ce que ça implique », explique Véronique Martel, présidente de l’association, lors d’une conférence de presse en ouverture du rendez-vous. Il réunit, du 5 au 7 juin à Annecy, les membres dirigeants de l’association et une partie de ses 2 000 bénévoles, à l’occasion de la publication de son dernier rapport d’activité.
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