Des vétérans russes devant le Musée de la Grande Guerre patriotique (également connu sous le nom de Musée de la Victoire) sur la colline Poklonnaïa, dans l’ouest de Moscou, le 6 mai 2026. ALEXANDER NEMENOV/AFP

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La Finlande va céder à l’Ukraine des équipements issus d’une centrale thermique déclassée afin de soutenir le réseau électrique ukrainien, a annoncé mercredi à Helsinki Denys Chmyhal, premier ministre ukrainien, à l’issue d’une rencontre avec son homologue finlandais Petteri Orpo.

« La Finlande et l’Ukraine partagent la conviction que l’énergie est une question de sécurité nationale », a déclaré le chef du gouvernement ukrainien, saluant une contribution « concrète et opportune » qui renforcera directement les capacités de production du pays.

Depuis le début de l’invasion, la Finlande a acheminé 71 cargaisons d’aide humanitaire vers l’Ukraine, représentant un poids total de près de 690 tonnes destinées au secteur de l’énergie, a déclaré le premier ukrainien.

La police de Berlin a publié un arrêté encadrant la liberté de réunion et l’accès aux espaces publics aux alentours de trois monuments commémoratifs de guerre soviétiques, du 8 mai à 6 heures au 9 mai à 22 heures, rapporte le Berliner Morgenpost. Cet arrêté – reconduit chaque année depuis 2022 – vise à encadrer strictement les célébrations marquant la fin de la seconde guerre mondiale dans les arrondissements de Treptow-Köpenick, Mitte et Pankow.

Le dispositif interdit le port d’uniformes militaires, les insignes, ainsi que les lettres Z et V, devenues les symboles de l’offensive russe en Ukraine. Sont également proscrits les rubans de Saint-Georges, les drapeaux de l’URSS, de la Biélorussie et de la République de Tchétchénie, les portraits de leurs dirigeants, ainsi que la diffusion de chants militaires russes, dont le célèbre Guerre sacrée. Selon les autorités, ces symboles, autrefois jugés inoffensifs, ont pris une signification « fondamentalement différente » depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Des exceptions sont prévues pour les délégations diplomatiques et les anciens combattants de la seconde guerre mondiale, qui pourront porter leurs uniformes et décorations. Les dépôts de gerbes de fleurs accompagnés de rubans restent également autorisés.

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    « La Biennale de Venise n’est pas un tribunal », dit son président après avoir réadmis la Russie

    Des militantes de Pussy Riot et du mouvement Femen manifestent devant le pavillon russe de la Biennale d’art de Venise (Italie), le 6 mai 2026. LUCA BRUNO/AP

    Pietrangelo Buttafuoco, le président de la Biennale de Venise, a justifié sa décision de permettre à la Russie de participer à l’événement. « Ce monde né de la Révolution française, des Lumières et de la laïcité s’est transformé en son exact opposé : un ⁠laboratoire d’intolérance, où l’on ‌réclame la censure, la fermeture et l’exclusion », a-t-il déclaré.

    « La Biennale n’est pas un ​tribunal ; c’est un jardin de paix. Nous ne pouvons pas fermer, nous ne pouvons pas boycotter comme réponse automatique. Nous pouvons et devons discuter. Nous pouvons ‌être en désaccord, et nous ‌le sommes avec force », a-t-il ajouté.

    La Russie a annoncé mercredi la tenue d’essais de missiles capables de transporter des charges nucléaires sur le polygone de Koura, situé dans la péninsule du Kamtchatka (Extrême-Orient), à quelques jours du traditionnel défilé militaire du 9 mai marquant la victoire sur l’Allemagne nazie.

    L’antenne locale du ministère des situations d’urgence, cité par le média russe RBC a prévenu que l’accès à la zone d’Oust-Kamtchatsk, où se situe le site d’impact, est strictement interdit au public et à tout véhicule du 6 au 10 mai inclus. « Le ministère de la défense de la Fédération de Russie avertit les résidents de la région de la tenue de tests sur le polygone de Koura durant cette période », précise le communiqué officiel.

    Le polygone de Koura, géré par les forces aérospatiales russes, est une zone marécageuse isolée située sur le fleuve Oziornaia, à environ 500 kilomètres au nord de Petropavlovsk-Kamtchatski.

    Par ailleurs, la Russie a fermé l’espace aérien au-dessus du polygone de Kapoustine Yar, d’où sont tirés les missiles Orechnik.

    La Pologne connaît depuis 2024 une « montée sans précédent » des attaques hybrides contre sa sécurité, principalement de la part de son voisin russe, a alerté l’Agence de la sécurité intérieure polonaise (Agencja Bezpieczenstwa Wewnetrznego, ou ABW), dans un rapport publié mercredi.

    Il s’agit du premier rapport d’activité d’ABW publié depuis 2014, dans ce pays de l’OTAN et de l’Union européenne, voisin de l’exclave russe de Kaliningrad, de l’Ukraine et de la Biélorussie.

    La hausse la plus spectaculaire touche les affaires d’espionnage, avec au total 69 enquêtes ouvertes sur les deux dernières années, soit autant que durant l’ensemble des trois décennies précédentes. En 2025, 48 nouveaux dossiers ont été lancés, contre 21 en 2024, alors que la moyenne annuelle était de cinq cas avant l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, selon le texte publié sur le site officiel de l’ABW. Depuis quatre ans, 82 personnes ont été inculpées d’espionnage en Pologne, dont 62 ont été placées en détention.

    Les services polonais signalent « le défi le plus sérieux » d’actions de sabotage « inspirées et organisées par les services spéciaux russes », visant notamment des installations militaires, des infrastructures critiques, des bâtiments publics ainsi que des lieux liés à l’organisation du soutien à l’Ukraine en guerre. Selon ABW, les services russes « modifient en permanence leurs modes opérationnels et développent les outils utilisés dans les opérations hybrides », ayant volontiers recours à des intermédiaires recrutés en ligne, parfois rémunérés en cryptomonnaies, et à des réseaux criminels structurés.

    De son côté, la Biélorussie, alliée de la Russie, poursuit des activités d’infiltration, particulièrement au sein des communautés d’opposants en exil, alors que la Chine, elle aussi citée dans le rapport, privilégie des stratégies d’influence économique et politique.

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    Johann Wadephul, le ministre des affaires étrangères allemand a plaidé, mercredi, pour l’abrogation du droit de veto sur les décisions du Conseil de l’Union européenne (UE). « La majorité qualifiée » est le principal « levier » pour que Bruxelles « gagne en rapidité, en particulier dans la politique étrangère et de sécurité commune », a affirmé M. Wadephul lors d’un discours à la Fondation Konrad-Adenauer, boîte à idées de son Union chrétienne-démocrate (CDU).