L’armée pakistanaise monte la garde sur une route menant à l’hôtel Serena, lieu de la deuxième phase des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, à Islamabad, le 20 avril 2026. AAMIR QURESHI/AFP
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L’Iran a exécuté lundi 20 avril deux hommes condamnés pour des liens avec les services de renseignement israéliens, a annoncé la justice, dernière exécution d’une série depuis le début de la guerre avec Israël et les Etats-Unis. « Les peines de mort de Mohammad Masoom-shahi et Hamed Validi ont été appliquées à l’aube », a déclaré le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Selon cette source, qui ne précise pas leur date d’arrestation, les deux hommes étaient « membres d’un réseau d’espionnage lié au Mossad », le service de renseignement israélien. Ils ont été condamnés pour le crime de « guerre contre Dieu » et pour « collaboration avec des groupes hostiles et le régime sioniste ».
Téhéran a procédé à plusieurs exécutions depuis le déclenchement de la guerre avec Israël et les Etats-Unis, le 28 février. Un cessez-le-feu de deux semaines est en vigueur depuis le 8 avril.
Selon des organisations de défense des droits humains, l’Iran est le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions, derrière la Chine.
Donald Trump a déclaré qu’une délégation se rendra au Pakistan pour un nouveau cycle de négociations avec l’Iran. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a écrit que ses « représentants » arriveraient à Islamabad lundi soir.
Peu après, la Maison Blanche a annoncé que le vice-président américain, J. D. Vance, dirigerait la délégation. Un responsable de la Maison Blanche a confirmé à la BBC que la délégation comprendrait les conseillers de Donald Trump Steve Witkoff et Jared Kushner, qui étaient tous deux également présents lors des précédentes discussions.
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d’Etat iranienne (IRIB), qui a affirmé que Téhéran n’avait « actuellement pas de plan pour participer à la prochaine session de discussions Iran - Etats-Unis », tandis que l’agence officielle, l’IRNA, a affirmé qu’il n’existait « aucune perspective claire de négociations fructueuses ». Amiri Moghaddam, ambassadeur de la République islamique d’Iran au Pakistan, a résumé la position iranienne dans un message sur X : « Vous ne pouvez pas à la fois violer le droit international, renforcer votre blocus, menacer l’Iran de nouveaux crimes de guerre, maintenir des exigences déraisonnables et perdre du temps avec une rhétorique inutile tout en prétendant œuvrer pour la “diplomatie”. »
Plusieurs médias iraniens avancent, en outre, qu’une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers. Une question rendue encore plus compliquée par l’annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d’un cargo iranien dans le golfe d’Oman.
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📷 A Beyrouth, derniers hommages à Florian Montorio, soldat français tué dans le sud du Liban
Des casques bleus portant le cercueil du sergent-chef Florian Montorio lors d’une cérémonie d’hommage sur le tarmac de l’aéroport international de Beyrouth, avant le rapatriement de sa dépouille en France, le 19 avril 2026. FINUL/AFP L’ambassadeur de France au Liban, Hervé Magro, devant le cercueil du sergent-chef Florian Montorio, à l’aéroport international de Beyrouth, le 19 avril 2026. FINUL/AFP Le chef d’état-major de la Finul et plus haut gradé français au sein de la mission, le général de division Paul Sanzey, saluant le cercueil du sergent-chef Florian Montorio, sur le tarmac de l’aéroport international Rafic-Hariri de Beyrouth, le 19 avril 2026. FINUL/AFP 06:54 LibanLe soldat ayant frappé à la masse une statue de Jésus au Liban est israélien
L’armée israélienne a confirmé tôt lundi qu’une photo devenue virale, laissant voir un militaire abattant une masse sur une statue de Jésus crucifié, montrait un soldat issu de ses rangs « en mission dans le sud du Liban ».
Des médias arabes ont affirmé que l’effigie, tombée au sol, se trouvait dans le village chrétien de Debl, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël. La municipalité de Debl a fait savoir à l’AFP que la statue se trouvait bien dans le village, sans préciser si elle avait effectivement été endommagée.
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Les prix du pétrole s’envolent à nouveau lundi en début d’échanges asiatiques, le baril de West Texas Intermediate (WTI) bondissant de plus de 7 % après la saisie d’un cargo iranien par les Etats-Unis et alors que l’Iran continue de paralyser le trafic dans le détroit d’Ormuz.
Vers 1 h 30 du matin lundi (heure à Paris), le cours du baril de WTI, référence du marché américain, grimpait de 7,67 %, à 90,28 dollars, et celui de brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 6,76 %, à 96,49 dollars.
L’Iran a promis lundi de « riposter bientôt » à la prise de contrôle par la marine américaine d’un de ses cargos qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis.
« Les forces armées de la République islamique d’Iran riposteront bientôt et prendront des mesures de représailles contre cet acte de piraterie armée et contre les militaires américains », a écrit sur Telegram le porte-parole de l’état-major iranien. Il a accusé les Etats-Unis d’avoir « violé le cessez-le-feu » de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril.
L’équipage du cargo Touska, le navire battant pavillon iranien intercepté dimanche par la marine militaire américaine alors qu’il tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis, a été sommé d’évacuer la salle des machines avant que le système de propulsion soit endommagé par plusieurs salves d’obus, a fait savoir sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CentCom).
Des marines ont ensuite abordé le navire, « qui reste sous contrôle américain », selon le texte.
Depuis le début du blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis, le 13 avril, « les forces américaines ont fait faire demi-tour à 25 navires commerciaux ou les ont renvoyés vers un port en Iran », précise le CentCom.
Qualifiant le blocus américain des ports iraniens « de violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu », il a jugé que de tels actes, « accompagnés des discours menaçants des responsables américains à l’encontre de l’Iran, ne faisaient qu’accroître la méfiance quant à la sincérité des Etats-Unis et révélaient de plus en plus qu’ils cherchaient à répéter les schémas passés et à trahir la diplomatie ».