Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 6 mai 2026. JULIA DEMAREE NIKHINSON/AP
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Les cours du pétrole ont violemment dégringolé face à la perspective de nouvelles négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, Donald Trump affirmant voir de « bonnes chances » d’un accord avec Téhéran.
Le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a perdu 7,83 % à 101,27 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate, pour livraison en juin, a lui chuté de 7,03 % à 95,08 dollars. En séance, les prix sont même tombés de plus de 12 %, ramenant le brent jusqu’à 96,75 dollars.
Donald Trump a jugé « très possible » d’arriver à un accord avec l’Iran. « Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières vingt-quatre heures, et il est très possible que nous passions un accord », a dit le président américain pendant un échange avec des journalistes dans le bureau Ovale.
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Le point sur la situation, mercredi 6 mai à 21 heures
- Le Saigon de CMA CGM est parvenu à sortir du Golfe mercredi par le détroit d’Ormuz. Le navire a été localisé au large de Mascate, Oman, c’est-à-dire en dehors du Golfe, sur les écrans Marine Traffic de la société d’analyse Kpler.
- L’armée américaine dit avoir « neutralisé » un navire dans le golfe d’Oman qui tentait de forcer le blocus. Le M/T Hasna, un pétrolier vide battant pavillon iranien, transitait dans les eaux internationales en direction d’un port iranien dans le golfe d’Oman. Plus de 50 navires refoulés par le blocus américain contre l’Iran, selon le CentCom.
- Le porte-avions Charles-de-Gaulle passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe. C’est le « signal » que la coalition est « prête » et « capable » de sécuriser le détroit d’Ormuz, selon l’Elysée. La France a présenté ses « exigences » à Washington et Téhéran pour lancer une mission de sécurisation.
- Israël dit avoir frappé un commandant de la force Radwan, le corps d’élite du Hezbollah, à Beyrouth. Le chef de l’armée israélienne dit qu’Israël veut « exploiter chaque occasion » pour démanteler le Hezbollah.
- Points de vue divergents. Le principal négociateur iranien affirme que les Etats-Unis cherchent à contraindre Téhéran à la « reddition ». Les négociateurs de Téhéran « veulent conclure un accord », selon Donald Trump. Espoir d’accord entre Washington et Téhéran : le pétrole chute, les Bourses mondiales s’envolent.
- L’Iran dit attendre de la Chine un rôle pour « l’après-guerre » au Moyen-Orient a écrit sur X Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie iranienne.
Israël dit avoir frappé un commandant de la force Radwan, le corps d’élite du Hezbollah, à Beyrouth
Des secouristes fouillent les décombres d’un immeuble détruit à la recherche de survivants, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 6 mai 2026. HASSAN AMMAR/APIsraël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d’un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, a déclaré une source proche de la formation pro-iranienne à l’Agence France-Presse (AFP).
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que l’armée avait frappé à Beyrouth « le commandant de la force Radwan », l’unité d’élite du Hezbollah, « dans le but de le neutraliser », dans un communiqué conjoint avec le ministre de la défense. « Malek Ballout, commandant des opérations de la force Radwan », a été tué, a affirmé à l’AFP une source proche du Hezbollah.
L’Agence nationale d’information a déclaré que « l’aviation israélienne a ciblé le quartier de Ghobeiry » dans la banlieue sud, bastion du mouvement chiite.
Paris appelle les autorités iraniennes à libérer la militante iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix en 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre. Les autorités iraniennes « portent une responsabilité écrasante dans cette situation, à prendre toutes les mesures nécessaires à son rétablissement », écrit le porte-parole du ministère des affaires étrangères dans un communiqué, en appelant « à sa libération ainsi que celle de toutes les personnes détenues arbitrairement en Iran ».
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Le porte-conteneurs Saigon [IMO : 9357547] appartenant à l’armateur français CMA CGM est parvenu à sortir du Golfe par le détroit d’Ormuz mercredi, a affirmé une source maritime mercredi à l’Agence France-Presse (AFP), confirmée par l’armateur lui-même. Le navire a été localisé au large de Mascate, Oman, c’est-à-dire en dehors du Golfe, sur les écrans Marine Traffic de la société d’analyse Kpler. CMA CGM a confirmé l’information auprès de l’AFP.
CMA CGM pour sa part, qui avait 15 bateaux bloqués dans le Golfe au début du conflit, n’en a plus que 13, après la sortie du Kribi [IMO : 9694543] et du Saigon, selon les données Kpler. Un de ceux-ci, le San-Antonio [IMO : 9294173], battant pavillon maltais, a été la cible de tirs mardi près d’Ormuz, qui ont blessé plusieurs membres d’équipage, tous de nationalité philippine.
Le président Trump a déclaré mercredi à des mères de militaires réunies à la Maison Blanche que le conflit en Iran se déroulait « sans heurts », qualifiant la situation de simple « escarmouche », rapportent CNN et le Wall Street Journal. Il a ajouté qu’il pensait que les mères de soldats souhaiteraient en être informées.
Selon lui, « Nous avons affaire à des gens qui veulent absolument conclure un accord. Nous verrons s’ils sont capables ou non de parvenir à un accord qui nous satisfasse. Nous avons la situation bien en main », a affirmé M. Trump, comparant le blocus naval américain des ports iraniens à « un mur d’acier que personne ne traverse ».
M. Trump a réitéré que si Téhéran n’acceptait pas un accord pour mettre fin à la guerre, ils y seraient finalement contraints. « Nous verrons s’ils acceptent ou non, et s’ils n’acceptent pas, ils finiront par accepter peu de temps après. C’est comme ça. Et j’ai pensé que vous aimeriez peut-être avoir un petit point de la situation », a-t-il ajouté.
M. Trump a comparé l’intervention à l’opération au Venezuela, lors de laquelle les Etats-Unis avaient capturé le président Nicolas Maduro, et a souligné qu’il s’agissait d’une opération rapide.
Une frappe israélienne a visé mercredi soir la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, pour la première fois depuis la trêve entrée en vigueur le 17 avril, a annoncé l’Agence nationale de l’information officielle (NNA).
« L’aviation israélienne a ciblé le quartier de Ghobeiry », a précisé l’agence. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que l’armée avait ciblé un commandant de haut rang du mouvement chiite libanais.
Le premier ministre israélien a affirmé que son pays était « prêt à tous les scénarios » face à l’Iran, après que Donald Trump a fait état de « bonnes chances » d’un accord de paix, tout en menaçant de reprendre les bombardements.
« Nous sommes (…) prêts à tous les scénarios, et c’est les instructions que j’ai données à l’armée et à nos services de sécurité », a dit Benyamin Nétanyahou dans une vidéo diffusée par son bureau, à l’ouverture d’une réunion du cabinet de sécurité.
« Je viens de m’entretenir avec le président iranien Massoud Pezeshkian. J’ai marqué ma vive préoccupation sur l’escalade en cours, et condamné les frappes injustifiées contre les infrastructures civiles émiriennes et plusieurs navires », a écrit sur X, le président français Emmanuel Macron.