Des hommes fouillent les décombres après un bombardement israélien, le lendemain de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, à Arnoun (Liban), le 17 avril 2026. ADRIENNE SURPRENANT/MYOP POUR « LE MONDE »
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Selon le Washington Post, qui cite quatre personnes ayant eu accès au document, une analyse confidentielle de la CIA remise cette semaine aux membres de l’administration américaine conclut que l’Iran peut résister au moins trois ou quatre mois au blocus naval américain « avant de faire face à des difficultés économiques plus graves ».
Les services de renseignement y jugent, en outre, que la République islamique dispose encore d’environ 70 % de ses missiles et 75 % de ses lanceurs mobiles, écrit le quotidien, citant l’un de ces responsables.
Selon le même responsable, dont les propos auraient été corroborés par les trois autres, il existe, par ailleurs, des preuves montrant que la quasi-totalité des installations de stockage souterraines ont pu être remises en service, que certains missiles endommagés ont été réparés et que d’autres, dont l’assemblage était en cours d’achèvement avant la guerre, ont pu être achevés.
Donald Trump avait assuré mercredi qu’il ne restait « probablement » à l’Iran que 18 ou 19 % de ses missiles, rappelle le Post, ajoutant que les analyses confidentielles des services de renseignement américains sont « souvent plus sobres que les déclarations publiques de l’administration ».
« A l’heure actuelle, nous avons environ 20 000 membres d’équipage et quelque 1 500 navires piégés » dans le Golfe en raison du blocus iranien du détroit d’Ormuz, a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, à l’ouverture de la Convention maritime des Amériques, dans la capitale panaméenne.
« Ce sont des personnes innocentes qui accomplissent leur travail quotidiennement au bénéfice du reste des pays » et « se retrouvent prises au piège par des situations géopolitiques qui leur sont extérieures », a-t-il ajouté, lors de cet événement qui réunit dirigeants de l’industrie et organismes internationaux du secteur.
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De nouvelles discussions israélo-libanaises prévues les 14 et 15 mai à Washington, DC
« Il y aura des discussions entre le Liban et Israël, jeudi et vendredi de la semaine prochaine, à Washington », a annoncé un membre du département d’Etat américain, cité anonymement par l’Agence France-Presse et Reuters.
Les ambassadeurs israélien et libanais aux Etats-Unis se sont déjà rencontrés les 14 et 23 avril dans la capitale américaine. Donald Trump avait annoncé, à l’issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Le président américain avait, par ailleurs, dit s’attendre que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président libanais, Joseph Aoun, se rencontrent « dans les semaines à venir ». Le second a, toutefois, conditionné lundi cette rencontre à la conclusion d’un accord de sécurité et à la « fin des agressions israéliennes ».
Une source proche du gouvernement saoudien citée par l’Agence France-Presse a démenti les informations de NBC News selon lesquelles Donald Trump a suspendu l’opération consistant à escorter des navires dans le détroit d’Ormuz à la suite d’une intervention de Riyad.
Selon la chaîne, le revirement du président américain a été annoncé après que l’Arabie saoudite a refusé d’autoriser les forces américaines à utiliser son espace aérien et ses bases dans le cadre de l’opération. Selon la même source saoudienne, les Etats-Unis ont toujours accès aux bases militaires saoudiennes, ainsi qu’à l’espace aérien du royaume.
« Hier soir, nous avons éliminé en plein cœur de Beyrouth le commandant de la force Radwan du Hezbollah », se félicite Benyamin Nétanyahou, dans une vidéo diffusée par ses services. « Je le dis à nos ennemis de la manière la plus claire qui soit : aucun terroriste n’a d’immunité. Quiconque menace l’Etat d’Israël mourra en raison de sa faute. »
Une source proche du Hezbollah citée par l’Agence France-Presse a confirmé, mercredi soir, la mort de Malek Ballout, commandant des opérations de cette unité d’élite du mouvement.
L’armée israélienne a fait savoir jeudi que les consignes de sécurité n’avaient pas changé, mais que certains événements publics prévus dans la journée avaient été annulés dans le nord d’Israël, en raison du risque de représailles.
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Prudents après l’euphorie de mercredi, les marchés mondiaux attendent la réponse de l’Iran à la dernière proposition des Etats-Unis pour mettre formellement fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz.
Les investisseurs semblent avoir parié sur la réouverture du détroit par où transite 20 % de l’offre mondiale d’hydrocarbures. Peu avant 16 heures, le brent de la mer du Nord s’échangeait à 97, 40 dollars (− 3.82 % par rapport à la veille). Son équivalent américain WTI valait 91,27 dollars le baril (− 4,01 %).
Donald Trump a jugé mercredi un accord de paix avec l’Iran « très possible », tout en brandissant la menace d’une reprise des bombardements. Le président du Parlement et principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé que Washington cherchait à contraindre Téhéran à la « reddition » par une « nouvelle stratégie » visant à « détruire la cohésion du pays ».
« Les marchés pétroliers restent donc partagés entre le soulagement de voir émerger une voie diplomatique et la prudence face à un choc d’approvisionnement qui n’est pas encore terminé », estime Matt Britzman, analyste du marché des actions chez Hargreaves Lansdown.