Des soldats français montent la garde près du lieu où un jeune homme a été abattu, à Nantes, le 4 juin 2026. LOIC VENANCE/AFP

« Plus rien ne les arrête ? Ils sont devenus fous ? », s’interroge à voix haute un quadragénaire habitant la cité de la Bottière, au nord-est de Nantes. Il désigne sur le bitume les traces du sang du meurtre commis quelques heures plus tôt, ce jeudi 4 juin, en plein jour.

Dans la matinée, deux motocross électriques avaient tourné au milieu des tours. A 12 h 30, elles ont ralenti au niveau d’un square. Des tirs en rafale ont glacé le sang des témoins, nombreux à cette heure. Une silhouette s’est effondrée. Quelques secondes plus tard, le tireur est revenu presser une nouvelle fois la détente, à bout portant. « Ils sont revenus l’achever », résume un policier nantais. Lors des premières constatations, cinq impacts ont été observés sur le corps de la victime, âgée de 18 ans, mortellement touchée à l’abdomen.

Cet épisode est le quatrième d’une série macabre. Tous ont eu pour théâtre les mêmes quartiers de Nantes, là où se joue une guerre de territoire pour le commerce de stupéfiants. La séquence a commencé le 28 avril. A 22 heures, ce mardi-là, quartier Pin sec, un Nantais de 22 ans portant un gilet pare-balles est exécuté d’une balle en pleine tête dans un square, à bout touchant.

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