Un juge fédéral américain a divulgué, mercredi 6 mai, ce qui semble être une lettre de suicide écrite par le criminel sexuel Jeffrey Epstein, retrouvée après une tentative ratée, quelques semaines avant sa mort dans une prison de New York, le 10 août 2019. « Ils ont enquêté sur moi pendant des mois – N’ONT RIEN TROUVÉ !!! », peut-on lire sur cette note manuscrite, restée sous scellés pendant plusieurs années, et rendue publique à la demande du quotidien américain The New York Times.
Bien que le document n’ait pas été authentifié comme provenant de Jeffrey Epstein, sa publication intervient alors que de nombreuses théories du complot continuent d’alimenter l’idée selon laquelle il aurait été assassiné afin d’étouffer un scandale impliquant des personnalités publiques.
« C’est un vrai bonheur de pouvoir choisir le moment où l’on dit au revoir », poursuit le document. « Que veux-tu que je fasse ? Que je me mette à pleurer ? ! ». « PAS DRÔLE. N’EN VAUT PAS LA PEINE !! », peut-on lire, souligné, en guise de conclusion.
Dissimulée entre les pages d’une BD
Selon The New York Times, un ancien codétenu de Jeffrey Epstein serait tombé sur cette note en juillet 2019, dissimulée entre les pages d’une bande dessinée, peu après que le financier a été retrouvé inconscient, un vêtement enroulé autour du cou. Le quotidien précise s’être entretenu avec cet homme, aujourd’hui incarcéré en Californie. Quelques semaines plus tard, le 10 août, le criminel sexuel était mort dans sa cellule et son décès classé comme un suicide.
Lire aussi l’enquête | Article réservé à nos abonnés Au 22, avenue Foch, les vies parisiennes du prédateur sexuel Jeffrey EpsteinEn décembre 2025, l’administration Trump a commencé la diffusion de milliers de photos, vidéos, et textes issus de la tentaculaire enquête Epstein, mais cette note manuscrite n’y figure pas, affirme The New York Times.
Écouter aussi Affaire Epstein : les coulisses d’une enquête sans précédentLe gouvernement a notamment été critiqué pour sa publication des documents au compte-gouttes ou le caviardage de photos et de textes, tandis que des victimes du criminel sexuel ainsi que des élus de l’opposition ont accusé Donald Trump et son ministère de la justice de ne pas avoir publié l’entièreté du dossier.
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