DORIANO STROLOGO

Futur ingénieur, Fawzi Elghazoui, 22 ans, observe les opportunités professionnelles qui vont s’offrir à lui avec gourmandise. En quatrième année au sein de l’Ecole supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le jeune homme a opté pour la spécialité « aérospatial et défense ». A l’heure où l’Europe se réarme avec un plan qui doit permettre aux Vingt-Sept de dépenser 800 milliards d’euros pour leurs armées jusqu’en 2030, où la guerre sur le sol ukrainien est entrée dans sa quatrième année et qu’une autre frappe le Moyen-Orient, Thales, leader français du secteur, va recruter 9 000 nouveaux collaborateurs en 2026, après avoir déjà embauché près de 8 800 personnes en 2025. Safran, un autre géant tricolore de l’aéronautique, compte, cette même année, ouvrir ses portes à 6 000 nouveaux collaborateurs. MBDA, spécialiste français des missiles, travaille à engager un millier d’individus, ingénieurs et techniciens, en 2026.

Rien qu’en France, 1,3 million d’emplois seront à pourvoir dans l’industrie dans les dix prochaines années, tous secteurs confondus. Une aubaine pour Fawzi Elghazoui : « Nous avons, dans notre pays, la chance de disposer d’infrastructures, d’industries et de centres de recherche dédiés à la défense. Un terrain de jeux exigeant pour un ingénieur, et la possibilité de s’engager pour la patrie », souligne-t-il. Le jeune homme veut participer à l’effort de défense de la nation, et les secteurs au sein desquels les futurs ingénieurs peuvent apporter leurs compétences sont multiples : aéronautique, cybersécurité, technologies spatiales, intelligence artificielle (IA), robotique…

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