L’usine du constructeur automobile allemand Volkswagen (VW) à Osnabrück, en Allemagne, le 6 novembre 2024. FOCKE STRANGMANN/AFP

Outre-Rhin, l’équation fait jusqu’ici peu débat : puisque l’industrie automobile, malmenée par la concurrence chinoise et la baisse des ventes, doit réduire ses capacités de production, pourquoi ne pas céder des usines à des spécialistes de la défense, dont les carnets de commandes explosent ?

Cette transition, qui permettrait de sauver partiellement des sites et des emplois, tout en contribuant à la défense du pays, est en train de se concrétiser chez certains constructeurs et équipementiers. L’exemple le plus emblématique est celui de Volkswagen. Le géant automobile a confirmé fin avril être en négociations avec « des entreprises de la défense » pour reprendre son usine d’Osnabrück (Basse-Saxe), qui doit cesser sa production de véhicules en septembre 2027.

Pourtant, passer d’une production civile à de l’équipement militaire n’a rien d’évident dans un pays comme l’Allemagne, qui a longtemps entretenu un rapport très distant à l’armement. Ainsi, IG Metall, le grand syndicat de l’industrie avec 2,1 millions de membres, prévoit dès le deuxième paragraphe de ses statuts qu’il s’engage « pour la paix, le désarmement et l’entente entre les peuples ».

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