Mettre Le Monde en favori sur Google

Live en cours Article se déroulant en direct

Capture d’écran d’une attaque aérienne de l’armée américaine sur ce qu’elle décrit comme l’interception d’un drone d’attaque à usage unique, dans un endroit non divulgué en Iran. Vidéo diffusée le 5 juin 2026. CENTRE DE COMMANDEMENT DE L’ARMÉE AMÉRICAINE

Posez votre question à la rédaction :

L’Iran a condamné samedi les frappes américaines contre ses installations radar à Sirik et sur l’île de Qechm, les qualifiant de « violation flagrante du cessez-le-feu », en vigueur depuis le 8 avril, et d’atteinte à sa souveraineté nationale, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères diffusé par la télévision d’Etat iranienne sur Telegram.

Téhéran a affirmé avoir « répondu de manière proportionnée » à ces frappes au titre de la légitime défense, et tenu Washington pour « entièrement responsable » de toute escalade ultérieure. Le ministère a par ailleurs averti les pays de la région de ne pas laisser leur territoire être utilisé contre l’Iran, et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à réagir « immédiatement ».

L’Iran a dénoncé samedi un « traitement discriminatoire » après le refus par les Etats-Unis de délivrer des visas à des membres de l’encadrement de l’équipe nationale pour la Coupe du monde de football. La polémique survient alors que les joueurs doivent décoller dans l’après-midi pour Tijuana, à quelques jours du coup d’envoi, le 11 juin, de la compétition organisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.

« Pourquoi ne dites-vous pas que les visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d’encadrement, à des conseillers techniques et d’autres personnes qui font partie intégrante de l’équipe nationale ? », a écrit sur X l’ambassade d’Iran en Turquie, qualifiant ces refus de « plus haut niveau de traitement discriminatoire intentionnel » à son encontre.

Elle répondait ainsi à une déclaration la veille de l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, annonçant que l’équipe iranienne avait obtenu ses visas, la sélection devant jouer son premier match dans la compétition le 15 juin à Los Angeles. M. Barrack avait salué le travail de l’ambassade pour traiter les demandes de l’équipe, en stage de préparation dans la station balnéaire d’Antalya, dans le sud de la Turquie, depuis le 18 mai.

Mais d’après la télévision d’Etat iranienne, « 15 membres de l’équipe administrative et d’encadrement se trouvent confrontés à des problèmes ». Parmi eux, le président de la fédération Mehdi Taj, selon plusieurs médias à Téhéran.

Carte

  • Apple Pay
  • Google Pay
  • ou faire un don 14:45 Pour approfondir

    La guerre en Iran met à l’épreuve la proximité entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou

    Par Piotr Smolar
    Jonathan Ernst/REUTERS La « petite excursion » des Etats-Unis en Iran, selon l’expression de Donald Trump, se prolonge dangereusement. La guerre approche la barre des cent jours et la Maison Blanche se trouve toujours en quête d’un protocole d’accord avec le régime iranien, armé d’atouts inédits, comme le contrôle du détroit d’Ormuz.

    Lecture : 6 min.

    Les Emirats arabes unis ont condamné « dans les termes les plus fermes » les attaques iraniennes de missiles et de drones contre le Koweït et Bahreïn, les qualifiant d’actes « terroristes » constituant « une violation flagrante » de la souveraineté du royaume, a indiqué samedi le ministère des affaires étrangères émirati dans deux communiqués successifs publiés sur X.

    Une nuit de frappes et de ripostes a embrasé le Golfe entre forces américaines et Iran, faisant craindre une escalade militaire majeure dans la région. Voici les principaux développements :

    Article réservé aux abonnés « Le Kremlin n’a nul besoin d’une Xenia Fedorova en Italie, où le discours prorusse est relayé par des voies plus diffuses et socialement plus acceptées »

    Article réservé aux abonnés Rafael Jodar et la ramasseuse de balles : peu importent les faits, pourvu qu’on ait l’ivresse du jugement

    Article réservé aux abonnés Comment Fnac Darty a laissé dériver Nature & Découvertes, aujourd’hui en vente

    Article réservé aux abonnés Quels sont les 20 départements en zone d’alerte financière ?

    Article réservé aux abonnés Anthropic alerte sur la menace d’« IA capables de se fabriquer elles-mêmes » et appelle à une pause dans la course à l’intelligence artificielle

    Article réservé aux abonnés Au Mali, un agent de la DGSE condamné à vingt ans de prison par la junte au pouvoir

    L’Iran a qualifié samedi d’« outil de pression politique » un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’inquiétant du manque d’accès aux sites nucléaires iraniens et appelant Téhéran à « coopérer de manière constructive ».

    Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant son programme nucléaire lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme lors de la « guerre de douze jours », en juin 2025. Durant ces deux conflits, les sites nucléaires iraniens ont été bombardés à plusieurs reprises.

    « Si l’AIEA veut contribuer à une solution diplomatique, elle doit éviter de transformer un rapport technique en outil de pression politique », a écrit sur X le vice-ministre des affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.

    Dans un rapport confidentiel consulté jeudi par l’Agence France-Presse, l’AIEA déclare que le manque d’accès à des sites nucléaires en Iran constitue un « motif de préoccupation en matière de prolifération ». « Bien que l’Agence reconnaisse que les attaques militaires contre les installations et les sites nucléaires iraniens ont créé une situation sans précédent, il est crucial qu’elle puisse mener sans délai des activités de vérification en Iran », souligne le rapport.

    L’AIEA n’a jamais condamné les frappes israélo-américaines sur les sites nucléaires iraniens. « Une telle attaque [militaire] n’est pas seulement une violation de la souveraineté iranienne, c’est un coup direct porté à la sûreté nucléaire », a relevé M. Gharibabadi, spécialiste des questions juridiques. « On ne peut ignorer la source du dysfonctionnement et ensuite présenter les conséquences de ce même dysfonctionnement comme un grief contre l’Iran », a-t-il estimé.

    Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi avec la plus grande fermeté le bombardement israélien qui a tué plusieurs militaires libanais dans le sud du pays, y voyant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise », selon des propos rapportés par l’agence de presse libanaise NNA.

    L’armée libanaise avait annoncé plus tôt dans la journée la mort de plusieurs de ses membres, dont un officier, dans une frappe israélienne ayant ciblé un de leurs véhicules sur la route reliant Khardali à Nabatiyé, dans le sud du Liban. Sur Telegram, l’armée israélienne avait justifié avoir bombardé ce véhicule en raison de sa trajectoire « suspecte ». Le bilan actualisé s’élève à deux officiers et un militaire tués, selon NNA.

    « Cette agression constitue une violation flagrante de la souveraineté libanaise et des lois et coutumes internationales », a déclaré M. Aoun, ajoutant qu’elle s’inscrivait dans « une escalade continue qui menace la stabilité et la sécurité dans le Sud, malgré les efforts déployés par le Liban dans les négociations à Washington pour mettre fin aux agressions israéliennes répétées. »