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Vue sur la ville de Salimiyah (Koweït), le 2 juin 2026. YASSER AL-ZAYYAT/AFP
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Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a appelé le président libanais Joseph Aoun, qui avait sommé la veille Téhéran de ne plus « intervenir » dans les affaires de son pays, à « sauver » le Liban contre son « vrai ennemi », Israël.
« D’après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c’est l’Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d’échange pour l’Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président », a écrit M. Araghtchi sur X.
« Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre (…) Vous n’avez pas à intervenir dans notre pays », avait lancé, vendredi, M. Aoun à l’adresse de l’Iran, face à l’échec d’une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par Téhéran.
Le président libanais, qui a appelé le Hezbollah à choisir la voie diplomatique, se heurte à la réticence du mouvement et d’une partie de la population depuis le lancement de négociations directes avec Israël, pour la première fois depuis des décennies. Les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques.
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a lui aussi exhorté l’Iran à cesser d’utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les discussions avec les Etats-Unis.
Téhéran exige que tout accord avec Washington pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par une campagne de bombardements israélo-américaine, englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes.
« L’Iran a tiré sept missiles balistiques vers le Koweït et Bahreïn (…) selon les premières évaluations, six ont été interceptés et un septième n’a pas atteint sa cible prévue », a écrit l’armée américaine sur X, ajoutant qu’il n’y avait pas de blessé dans ses rangs à ce stade et niant tout dégât sur l’une de ses infrastructures à Bahreïn.
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Les gardiens de la révolution iraniens disent avoir attaqué des « bases ennemies »
Dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat iranienne IRIB, les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, affirment que des « bases ennemies dans la région ont été touchées par des missiles aériens ».
Le Koweït et le Bahreïn, deux pays qui hébergent d’importantes bases militaires américaines dans le Golfe, avaient auparavant déclenché des alertes aériennes.
Une alerte aérienne a été déclenchée à Bahreïn, a annoncé le ministère de l’intérieur du pays du Golfe, après de nouvelles frappes américaines en Iran et alors que le Koweït s’est dit attaqué par des missiles et des drones.
« La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à garder leur calme et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche », a écrit le ministère sur le réseau social X.
Trois jours après une attaque contre son aéroport imputée à l’Iran, le Koweït affirme être la cible, samedi, d’une nouvelle offensive aérienne.
« Les défenses antiaériennes koweïtiennes font face à des attaques de missiles et de drones hostiles (…) Toute explosion qui pourrait être entendue est la conséquence de l’interception de cibles hostiles par la défense antiaérienne », a écrit l’armée, sur X.
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Les forces américaines ont « abattu quatre drones (…) lancés en direction du détroit d’Ormuz », qui « représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional », a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CentCom) sur X, vendredi.
L’armée a ensuite « frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l’île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques », a ajouté le CentCom.
« Les forces américaines restent vigilantes et prêtes à répondre, dans le cadre de la légitime défense, à toute agression injustifiée de l’Iran », a-t-il précisé.
Les Iraniens « ont quelques missiles, ils ont quelques drones. Je dirais en pourcentage peut-être 21, 22 % de leurs missiles », a déclaré Donald Trump, vendredi, dans une interview à la chaîne NBC, après plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.