Le pape Léon XIV, le jour de la prière du Rosaire, au sanctuaire marial de Muxima (Angola), le 19 avril 2026. GUGLIELMO MANGIAPANE/REUTERS

Il n’est pas d’usage lors d’un voyage papal que le souverain pontife vienne parler aux journalistes entre deux étapes, réservant habituellement sa prise de parole au vol retour. Mais Léon XIV en a décidé autrement. Voilà plusieurs fois que l’Américain, élu en mai 2025, vient s’exprimer devant la presse, dans l’avion, entre deux pays.

Samedi 18 avril, entre le Cameroun et l’Angola, deuxième et troisième étapes de sa longue tournée africaine qui doit durer dix jours à travers quatre pays, la silhouette bien droite, aux gestes maîtrisés, de Robert Prevost apparaît dans la cabine.

Le chef de l’Eglise catholique dit quelques mots sur sa visite au Cameroun, puis il évoque la couverture médiatique de son voyage. Le récit fait de sa visite, explique-t-il, n’est « pas tout à fait exact » et relève plutôt d’une « succession de commentaires sur des commentaires ». « Cela tient à la situation politique qui s’est créée lorsque, le premier jour du voyage, le président des Etats-Unis a fait certaines remarques à mon sujet », précise le pape avant d’ajouter qu’il ne souhaite plus argumenter avec son compatriote de la Maison Blanche. « Débattre de nouveau » avec Donald Trump n’est pas « dans [s]on intérêt », a expliqué Léon XIV.

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