Dans un bureau de vote de Los Angeles, lors de l’élection primaire de Californie, le 2 juin 2026. FREDERIC J. BROWN/AFP

L’administration Trump a annoncé, vendredi 5 juin, se pencher sur de supposées fraudes électorales lors des primaires de Californie. « Mon bureau mène de multiples enquêtes sur la fraude électorale », en coordination avec le FBI, a expliqué le procureur des Etats-Unis pour le district central de Californie, Bill Essayli.

« Nous suivrons les preuves où qu’elles nous mènent et poursuivrons toute violation de la loi électorale fédérale », a ajouté ce fidèle de Donald Trump, nommé en 2025 par le président républicain à ce poste. Il a également expliqué travailler avec le ministère de la justice pour « mener un audit complet des listes électorales » de l’Etat.

Les primaires de Californie, ouvertes aux candidats démocrates comme républicains, sans cloisonnement par parti comme dans les autres Etats américains, se sont clôturées mardi. Le comptage des voix est toujours en cours.

A l’heure actuelle, le républicain Steve Hilton a l’avantage pour se qualifier et affronter le démocrate Xavier Becerra pour le poste de gouverneur. Pour la mairie de Los Angeles, un autre républicain, Spencer Pratt, semble aussi en mesure de défier l’édile démocrate sortante, Karen Bass. Mais les deux candidats ne sont pas encore mathématiquement à l’abri d’une surprise.

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L’échéance de novembre

Dès jeudi, Donald Trump a assuré que les démocrates « essaient de VOLER » les primaires en Californie et promis une enquête de la part de son administration. Il a notamment critiqué la lenteur du dépouillement et mis en doute la validité des « très nombreux BULLETINS DE VOTE PAR CORRESPONDANCE, très tardifs ».

A Los Angeles, la leader locale du Parti républicain, Roxanne Beckford Hoge, n’a pas corroboré ces accusations et a, au contraire, publié, sur les réseaux sociaux, un communiqué pédagogique expliquant à ses partisans pourquoi le dépouillement prend autant de temps : conformément à la loi électorale en Californie, tous les bulletins reçus par courrier sont comptés à la condition d’avoir été postés le jour de l’élection au plus tard, cachet de la Poste faisant foi, et reçus le 9 juin dernier délai. Elle explique également que le processus, qui prend trente jours, sera clos le 2 juillet, et que le résultat sera certifié huit jours plus tard.

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La Californie est un bastion démocrate, qui n’a jamais subi de fraude d’ampleur susceptible d’avoir un poids sur les résultats. L’Etat le plus peuplé du pays est notoirement connu pour la lenteur et la minutie de son processus de dépouillement.

Des caractéristiques que Donald Trump, qui continue d’entretenir le mensonge selon lequel l’élection présidentielle de 2020 lui aurait été volée par Joe Biden, critique de longue date. Le milliardaire dépeint régulièrement la Californie comme un Etat où des millions d’immigrés en situation irrégulière voteraient à chaque scrutin, avec l’assentiment de la gauche américaine.

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Impopulaire à cause de la guerre en Iran et de la flambée des prix de l’essence, le président américain risque de perdre sa majorité au Congrès lors des élections législatives de mi-mandat en novembre. Depuis des mois, il entretient publiquement le doute sur l’intégrité du système électoral américain. La gauche y voit les prémisses d’une nouvelle tentative de contester les résultats du scrutin, en cas de défaite.

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Le Monde avec AFP

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