Emmanuel Macron et Milojko Spajic, premier ministre du Monténégro, à Cetinje (Monténégro), le 4 juin 2026. LUDOVIC MARIN/AFP

Du Palais bleu de Cetinje, ancienne ville royale du Monténégro, Jakov Milatovic, le président de la République du Monténégro, fait mine de ne plus douter. L’adhésion de son pays à l’Union européenne (UE) approche : « J’y crois pour 2028 », clame-t-il, jeudi 4 juin, aux côtés d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat français venu apporter – à la veille d’un sommet réunissant, à Tivat, dans le sud-ouest du pays, les dirigeants de l’UE et des Balkans occidentaux – son soutien à l’intégration du pays à l’UE, appuie son allié : « Ne doutez pas de vous ! » Puis, tâchant de balayer les craintes de ceux qui pensent que l’issue de l’élection présidentielle française de 2027 pourrait tout compromettre, M. Macron insiste : « Il y a toujours des gens pour écrire les scénarios de malheur qui justifient l’inaction. (…) Je vous vois croire en vous, continuez ! Le reste suivra. »

Après quinze années d’attente et de réformes pour s’attaquer à la corruption, lutter contre le crime organisé et renforcer l’indépendance de la justice, le Monténégro est décrit comme le pays le plus avancé pour espérer devenir le 28e Etat membre de l’UE. Les progrès accomplis par cette République issue de l’ex-Yougoslavie sont régulièrement salués à Bruxelles, où l’élargissement de l’UE est redevenu une priorité stratégique depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022. Accueillir le Monténégro participe de la volonté de rendre l’Europe plus puissante et plus influente sur la scène internationale.

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