Le destroyer lance-missiles « USS Rafael Peralta » bloque l’access à un port des ports iraniens à l’encontre du M/T Stream, après que ce dernier a tenté de faire route vers un port iranien, le 26 avril. CENTCOM/X
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L’Australie va constituer un stock de carburant d’un milliard de litres afin de se prémunir contre toute crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient, a déclaré son premier ministre, Anthony Albanese. Cette réserve gouvernementale permettra de garantir l’approvisionnement à long terme en diesel et kérosène, selon le dirigeant.
L’Australie est l’un des rares membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à ne pas disposer d’un stock national, a rappelé le ministre de l’énergie, Chris Bowen. « Notre priorité absolue est de protéger l’Australie des pires conséquences de cette crise », a souligné M. Albanese auprès de journalistes.
Isolée géographiquement et avec seulement deux raffineries, l’Australie est fortement exposée aux perturbations de l’approvisionnement mondial en carburant, alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures et dont dépend fortement la région Asie-Pacifique, est bloqué depuis février.
Le détail des mesures sera précisé la semaine prochaine, lorsque l’Australie présentera son budget annuel.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s’est entretenu à Pékin avec son homologue chinois, Wang Yi, a rapporté l’agence d’Etat Chine Nouvelle qui n’a fourni aucune précision sur les discussions.
La Chine est la principale importatrice de pétrole iranien. Plus de 80 % des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine avant la guerre, selon la société d’analyse Kpler.
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a appelé, mardi, la Chine à faire pression sur l’Iran pour qu’il laisse le passage à travers le détroit d’Ormuz. « J’espère que les Chinois diront à [Araghtchi] ce qu’il faut qu’il entende, à savoir que ce que vous faites dans le détroit vous isole internationalement », a dit M. Rubio à des journalistes.
La Chine est directement concernée par le blocage du détroit d’Ormuz. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon Kpler.
Pékin s’est discrètement mais activement engagé dans les efforts pour résoudre la crise. Sa diplomatie est créditée d’avoir joué un rôle important dans le fragile cessez-le-feu convenu entre Washington et Téhéran. La Chine a fait montre publiquement de retenue dans ses critiques contre les Etats-Unis et dans son soutien à l’Iran, pour ne pas s’aliéner les pays du Golfe, avec lesquels elle a développé sa coopération ces dernières années.
Carte
Le ministre des affaires étrangères iranien en visite en Chine
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, est arrivé à Pékin où il doit rencontrer, mercredi, son homologue chinois, Wang Yi, dans le contexte de la crise dans le Golfe, ont annoncé les agences iraniennes Fars et Tasnim.
Ce déplacement intervient à l’approche d’une visite en Chine du président américain, Donald Trump, les 14 et 15 mai et alors que Pékin, considéré comme un allié de Téhéran, est un des principaux importateurs de pétrole iranien.
« Une source vérifiée a indiqué qu’un cargo avait été touché par un projectile d’origine inconnue » dans le détroit d’Ormuz, a annoncé l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, précisant que l’incident avait été signalé mardi vers 20 h 30 (heure de Paris).
Donald Trump annonce, sur son réseau Truth Social, qu’il suspend l’opération américaine d’escorte de navires à travers le détroit d’Ormuz, en place depuis un jour seulement, dans le but de parvenir à un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Le “Projet Liberté” [l’opération américaine pour permettre la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz] sera suspendu pendant une courte période pour voir si l’accord peut être finalisé et signé », a écrit le président américain qui évoque « des progrès considérables accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les représentants de l’Iran ».
Il a précisé que le blocus américain des ports iraniens – entré en vigueur le 13 avril – était maintenu, et que cette pause avait été décidée à « la demande du Pakistan et d’autres pays ». Le « projet liberté », devant permettre à des centaines de bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, a été lancé lundi.
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a annoncé que les Etats-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour « défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d’Ormuz ».
Le projet de résolution, rédigé aux côtés du Bahreïn, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Koweït, et du Qatar, « exige que l’Iran cesse les attaques, le minage et tout péage » dans le détroit, précise le secrétaire d’Etat, dans un communiqué.
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a assuré que la phase offensive du conflit avec l’Iran était « finie », pendant une conférence de presse à la Maison Blanche. « L’opération est finie – “Fureur épique” –, comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade », a-t-il déclaré.