Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 5 mai 2026. EVAN VUCCI/REUTERS

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Le ministère des armées et des anciens combattants rappelle, dans un communiqué, que la France, qui n’est pas partie prenante au conflit au Moyen-Orient, « reste attachée au respect du droit international et de toutes les souverainetés ».

Et d’affirmer : « Les armées françaises agissent depuis [le début de la guerre] le 28 février dans une posture défensive, et ont travaillé aux côtés des Britanniques avec leurs partenaires à une initiative multinationale fruit d’une planification ad hoc regroupant plus de quarante nations, visant à contribuer au rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz, en coordination avec les Etats riverains. »

Afin de réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative « dès que les circonstances le permettront », le ministère précise que le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez ce mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge.

Le rapprochement du groupe aéronaval français doit notamment « contribuer à la réassurance des acteurs du commerce maritime. »

Donald Trump a menacé mercredi de bombarder l’Iran avec une « intensité bien plus forte qu’avant » si les dirigeants iraniens ne concluaient pas d’accord avec les Etats-Unis.

« Si l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est peut-être une supposition importante, la déjà légendaire opération “Fureur épique” sera terminée », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en ajoutant : « S’ils n’acceptent pas, les bombardements commenceront, et ce sera, malheureusement, à un niveau et avec une intensité bien plus forte qu’avant ».

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  • Ou faire un don 14:01 L’essentiel

    Le point sur la situation, mercredi 6 mai en début d’après-midi :

    • « L’opération “Fureur épique” est terminée, comme le président l’a signifié au Congrès », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio. Les Etats-Unis se trouvent désormais dans une phase « défensive », selon lui.
    • Quelques heures plus tard, Donald Trump a annoncé la suspension de son opération baptisée « Projet Liberté » devant escorter des navires dans le détroit d’Ormuz, « compte tenu de l’énorme succès militaire » des Etats-Unis et des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens » pour mettre fin à la guerre.
    • Washington estime être près de conclure un accord avec l’Iran, selon « Axios ». « Rien n’a encore été arrêté, mais les sources indiquent que les parties n’ont jamais été aussi proches d’un accord depuis le début de la guerre. »
    • Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, a réclamé un arrêt des hostilités au Moyen-Orient et a appelé les Etats-Unis et l’Iran à rouvrir « le plus vite possible » le détroit d’Ormuz, lors d’entretiens à Pékin avec son homologue iranien, Abbas Araghtchi.
    • Un porte-conteneurs exploité par le groupe français CMA CGM a été la cible d’une attaque mardi soir lors de son passage dans le détroit d’Ormuz. D’après la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, le navire, à l’« équipage philippin », battait « pavillon maltais ». « Ce n’est en aucun cas la France qui a été visée », affirme Emmanuel Macron.
    • Israël bombarde le sud du Liban, après avoir appelé à l’évacuation de 12 villages. Une attaque israélienne sur Zellaya, dans la Békaa ouest, a fait cinq morts, selon L’Orient-Le Jour.
    • Le cours du pétrole perd plus de 5 %, sur fond d’espoir de détente au Moyen-Orient.
    13:19 Détroit d’Ormuz

    Les gardiens de la révolution affirment qu’un « passage stable » dans le détroit d’Ormuz sera assuré une fois les menaces américaines « neutralisées »

    La marine du corps des gardiens de la révolution islamique a remercié dans un communiqué sur X les capitaines et les propriétaires de navires dans le golfe persique et le golfe d’Oman pour leur respect de la nouvelle réglementation iranienne relative au transit par le détroit d’Ormuz.

    « Avec les menaces de l’agresseur neutralisées et de nouveaux protocoles en place, un passage sûr et stable à travers le détroit d’Ormuz sera assuré », a-t-il affirmé.

    Le transit de navires par le détroit d’Ormuz est au plus bas depuis lundi, malgré une tentative américaine de débloquer ce passage stratégique, selon les données maritimes de la société Kpler consultées mercredi par l’Agence France-Presse (AFP).

    Kpler, qui ne recense que les navires de matières premières, n’a repéré qu’un seul franchissement lundi et n’en a repéré aucun mardi. Jamais aussi peu de franchissements n’avaient été enregistrés depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février.

    En temps de paix, on recense environ 120 transits quotidiens, selon le site d’information maritime Lloyd’s List. Avant la guerre, le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures, ainsi que d’autres matières premières essentielles.

    Le Nooh-Gas, seul navire de transport de matières premières à avoir franchi le détroit lundi, acheminait une cargaison de 11 357 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) iranien, que le Tania-Star lui avait transférée le 1er mai en ship-to-ship (« de navire à navire ») au large de Dubaï. La destination du Nooh-Gas et de sa cargaison est inconnue. Le Tania-Star avait embarqué cette cargaison le 25 avril au terminal du port iranien de Bandar Mahchahr.

    Washington avait annoncé lundi le franchissement du détroit par deux navires marchands battant pavillon américain, mais Téhéran a démenti cette information.

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    « L’armée israélienne a commencé à frapper des cibles du Hezbollah dans plusieurs zones du Liban », affirme le porte-parole de l’armée, cité sur Telegram par les forces de défense israéliennes.

    « Les tirs qui ont visé hier un bateau [de l’armateur français] CMA CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse » dans le détroit d’Ormuz, a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, lors du compte rendu du conseil des ministres.

    Elle a souligné que le navire « n’était pas sous pavillon français », mais battait « pavillon maltais » avec un « équipage philippin » auquel la France assure sa « solidarité ».

    « Ce n’est en aucun cas la France qui a été visée », « le président de la République a tenu à le dire exactement dans ces termes », a-t-elle ajouté.

    L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a réagi sur X à la suspension par les Etats-Unis de l’opération « Projet Liberté ».

    Il a partagé une capture d’écran de la publication de Donald Trump sur Truth Social annonçant la suspension de sa nouvelle opération dans le détroit d’Ormuz, accompagnée de la légende suivante en farsi : « Celui qui retente une chose déjà éprouvée s’expose au regret. » Et en anglais : « Battu une fois, timide deux fois. »