Samvel Karapetyan, chef du parti politique Arménie forte, dans sa maison où il est assigné à résidence, à Erevan (Arménie) le 3 juin 2026.  ERIC GRIGORIAN POUR «LE MONDE»

La bâtisse, somptueuse, se niche dans le quartier chic des ambassades à Erevan, la capitale de l’Arménie. C’est ici, de sa luxueuse demeure, que le milliardaire russo-arménien Samvel Karapetyan fait campagne pour les élections législatives, prévues dimanche 7 juin. L’homme d’affaires de 60 ans, dont le portrait s’affiche un peu partout dans les rues, est le principal opposant au premier ministre, Nikol Pachinian, en lice pour un troisième mandat.

Il venait d’arriver en Arménie de Moscou, où il vit avec sa famille, lorsqu’il a été arrêté, en juin 2025, après avoir pris publiquement la défense du chef de l’Eglise apostolique arménienne, Garéguine II, alors en plein conflit avec le premier ministre. Accusé d’avoir appelé à renverser le gouvernement, il a passé sept mois en détention, avant d’être assigné à résidence.

Il y a reçu Le Monde, mercredi 3 juin, en présence d’un de ses avocats, Aram Vardevanyan, qui figure sur la liste électorale du parti de l’opposant, Arménie forte, menée par le neveu du milliardaire, Narek Karapetyan. Samvel Karapetyan affirme qu’en cas de victoire, il deviendra premier ministre. La Constitution arménienne interdit pourtant à quiconque ayant une nationalité étrangère d’accéder à ce poste, mais ce problème sera réglé « en une heure » en faisant un amendement à la loi, avance-t-il, précisant avoir commencé les démarches pour se défaire de sa nationalité russe, mais aussi chypriote. « Je suis le plus arménien des Arméniens », clame-t-il en souriant.

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