A Saint-Pétersbourg, le grand forum de Vladimir Poutine s’est terminé comme il avait commencé : sous une salve d’attaques de drones ukrainiens. Très tôt, samedi 6 juin, ils ont ciblé des installations militaires et des infrastructures pétrolières proches de la ville natale du président russe. Dans l’ancienne capitale impériale, mercredi, le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (Spief), surnommé le « Davos de Poutine », s’était ouvert sous un ciel couvert d’un panache de fumées grises. Des drones ukrainiens avaient touché des sites militaires et énergétiques. Jeudi, au lendemain de la première attaque, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a envoyé une lettre à Vladimir Poutine lui proposant une rencontre en terrain neutre pour entamer des pourparlers de paix. Vendredi, à la veille de la seconde attaque sur Saint-Pétersbourg, le chef du Kremlin lui a répondu par une fin de non-recevoir.
« Les hostilités prendront fin un jour. Sans aucun doute, elles cesseront lorsque nous aurons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés », a prévenu Vladimir Poutine à la tribune du forum. Devant tout le gratin politique et économique russe, au milieu de convives étrangers, il n’a fait aucune allusion aux revers de son armée sur le front d’une guerre qui s’enlise depuis plus de quatre ans. « Il est temps de mettre fin à la guerre. Mais le dirigeant de la Russie veut continuer de se battre », lui a répliqué Volodymyr Zelensky, sur X, qualifiant de « sanctions » les frappes ukrainiennes de samedi.
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