Valérie Beauvais, ancienne députée du parti Les Républicains, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 15 octobre 2019. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

Chez Les Républicains (LR), une campagne fraternelle et parfois tendue anime les fédérations. Les militants du parti de Bruno Retailleau s’apprêtent à voter, les 8 et 9 juin (10 et 11 en cas de second tour), pour renouveler leurs instances locales, dont la direction de la fédération départementale. Dans la Marne, la présidente sortante, Valérie Beauvais, 63 ans, est challengée par Gabriel Michel, 27 ans. Un affrontement symptomatique des fractures de la droite, à moins d’un an de l’élection présidentielle.

La première des deux est une ancienne députée LR, élue de 2017 à 2022 dans la 1ʳᵉ circonscription de la Marne. Elle avait été battue par un candidat Horizons (Xavier Albertini), le parti d’Edouard Philippe. Après avoir digéré cette défaite, elle est devenue la première adjointe du maire de Reims, Arnaud Robinet, Horizons lui aussi, auquel elle avait succédé à l’Assemblée nationale quand ce dernier n’avait pu se représenter, à cause du cumul des mandats.

Une situation dont Gabriel Michel fait son miel pour dénoncer une coupable collusion entre son adversaire et l’écurie d’Edouard Philippe. « Il faut vraiment qu’on ait une clarté sur l’indépendance et sur l’autonomie du parti, vis-à-vis d’Horizons et des macronistes en général », critique le candidat, lui-même élu dans l’opposition au conseil municipal de Châlons-en-Champagne. Durant la campagne des municipales, il n’avait pas obtenu l’investiture de son parti.

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