Lors d’une campagne de vaccination antipaludique, dans l’hôpital La mère et l’enfant de Kasoa, au Ghana, le 19 novembre 2025. FRANCIS KOKOROKO / REUTERS

La politique du donnant-donnant imposée par le président des Etats-Unis, Donald Trump, aux pays africains pour continuer à bénéficier d’une aide dans le secteur de la santé suscite de plus en plus de réticences. Après le Zimbabwe, le Ghana a annoncé, vendredi 1er mai, suspendre les négociations avec l’administration américaine. La cause, comme l’avait dénoncé, en février, le gouvernement de Harare, le transfert des données sanitaires exigé par Washington. En particulier, l’obligation de fournir toutes les informations sur les pathogènes détectés, dans le cadre du renforcement des réseaux de surveillance des virus émergents.

L’étendue de l’accès aux données demandée dans le cadre de cet accord « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », a expliqué Arnold Kavaarpuo, directeur général de la Commission de protection des données ghanéenne. Lundi, la Zambie a aussi levé le voile sur ces clauses jugées abusives. Dans le cas de ce pays, les Etats-Unis demandaient également un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines.

Depuis le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), en janvier 2025, la coopération en matière de santé passe par la signature d’accords bilatéraux avec les Etats-Unis. A ce jour, 30 accords conclus pour une durée de cinq ans ont été signés, dont 22 avec des gouvernements africains très dépendants de l’aide publique étrangère pour financer leur politique sanitaire.

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