ISABEL ESPANOL

Le retournement est spectaculaire. En 2023, l’ONG Transport et Environnement (T & E) avait ausculté les grandes flottes automobiles d’entreprise. La conclusion était « accablante », selon T & E. Seule une minorité respectait les objectifs de verdissement de leur parc fixé par la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019. Lors du renouvellement de leur parc de voitures ou d’utilitaires, les entreprises étaient moins volontaires que les particuliers pour passer à l’électrique et réduire drastiquement leurs émissions de CO2.

La donne a complètement changé. Les ventes aux professionnels tirent désormais le marché des véhicules zéro émission en France. La bascule n’a pas été spontanée. Plusieurs mesures fiscales sont entrées en jeu pour changer les comportements. Revers de la médaille, selon les constructeurs automobiles : les immatriculations d’électriques progressent vite, mais le marché des ventes de véhicules neufs est déprimé. Le parc national vieillit, ce qui n’est bon ni pour l’industrie ni pour le climat. Les audits sont lancés pour mesurer les conséquences de cette fiscalité sur le marché automobile.

Il vous reste 86.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.