Une banderole à l’effigie du défunt chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, à Téhéran, le 21 avril 2026. MAJID ASGARIPOUR VIA REUTERS

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« Nous ne consentirons à des négociations que le jour où l’ennemi reconnaîtra que nous sommes en position de vainqueur et qu’il est en position de faiblesse, et qu’il acceptera nos conditions », a déclaré, lundi, Abdullah Haji Sadeghi, représentant du Guide suprême au sein des gardiens de la révolution, dans une vidéo publiée sur Telegram par l’agence de presse officielle Mehr News Agency.

« Chaque fois que, sous la direction du Guide, le terrain de confrontation passera du champ militaire, notamment celui des missiles, au champ de la négociation, le peuple [iranien] soutiendra aussi cette décision », a-t-il ajouté. Plus tôt dans la journée, la télévision d’Etat iranienne avait annoncé qu’aucune délégation du pays n’était jusque-là partie pour le Pakistan pour participer à des pourparlers avec les Etats-Unis, à l’approche de l’expiration de la trêve entre les deux ennemis.

Dans un message posté sur son réseau Truth Social, mardi, le président américain, Donald Trump, s’adresse aux dirigeants iraniens « qui vont bientôt entrer en négociations avec [s]es représentants » pour les prier de libérer huit femmes, qui seraient, selon lui, condamnées à la pendaison. Répondant à un post affichant des photos de ces huit femmes non identifiées, Donald Trump insiste : « S’il vous plaît, ne leur faites pas de mal ! Ce serait un bon point de départ pour nos négociations ! ! ! »

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  • Ou faire un don 15:25 Émirats arabes unis

    L’Iran condamne des arrestations « sans fondement » aux Emirats arabes unis

    Le ministère des affaires étrangères iranien a réagi, mardi, à l’arrestation, par les Emirats arabes unis (EAU), lundi, de 27 personnes accusées de faire partie d’une « organisation terroriste » liée à l’Iran, en dénonçant des détentions « pour des motifs fallacieux et sans fondement » par le biais de son porte-parole, Esmaeil Baghaei, cité par l’agence de presse étatique IRNA.

    « Le fait de formuler de telles allégations sans fondement et de mener une propagande anti-iranienne ne peut détourner l’attention de la responsabilité directe des partisans et des soutiens des agresseurs américains et israéliens dans l’agression militaire contre l’Iran », a-t-il soutenu. M. Baghaei a aussi appelé les EAU à « respecter les droits de l’homme et la dignité des individus, à s’abstenir de tout comportement vindicatif et à revenir au principe de bon voisinage ».

    Le président américain, Donald Trump, a laissé entendre, mardi, que la Chine avait aidé l’Iran à reconstituer son stock d’armement, pendant un entretien téléphonique diffusé en direct par la chaîne CNBC.

    Les Iraniens « ont probablement un peu reconstitué leurs stocks » depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, a assuré Donald Trump, en ajoutant que les Etats-Unis avaient « capturé un bateau hier qui transportait certaines choses, ce qui n’était pas très bien, peut-être un cadeau de la Chine, je ne sais pas ».

    « J’ai été un peu surpris », a-t-il encore dit, ajoutant : « Je pensais avoir un accord avec le président Xi [Jinping], mais ce n’est pas grave, c’est comme ça en temps de guerre. »

    La guerre en cours en Iran a provoqué des retards dans les livraisons d’armes américaines à l’Estonie, entraînant de possibles soucis avec les systèmes de lance-roquettes Himars, a déclaré, mardi, à l’Agence France-Presse, un porte-parole du ministère de la défense. « Les Etats-Unis ont confirmé leurs engagements à honorer les commandes, une fois que la situation au Moyen-Orient sera réglée », a-t-il continué.

    Lundi, à la suite d’un entretien téléphonique avec le secrétaire à la défense des Etats-Unis, Pete Hegseth, le ministre de la défense estonien, Hanno Pevkur, a déclaré dans une interview à la chaîne ETV que les retards « dureront certainement plus que quelques semaines, plus probablement des mois ». « Tout est en suspens tant que la guerre en Iran se poursuit », a déclaré M. Pevkur. Cependant, a-t-il ajouté, si le conflit se prolonge, son pays « devra certainement revoir [ses] décisions », soulignant que Tallinn « inspecte déjà ce qui se fait à travers le monde et travaille sur d’autres options éventuelles ».

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    Selon le président américain, Donald Trump, les Etats-Unis sont dans une « position très forte » pour négocier avec l’Iran. « Je pense que l’on va finir avec un super accord. Je pense qu’ils n’ont pas le choix », a déclaré le président des Etats-Unis, en référence aux dirigeants iraniens, lors d’une interview à la chaîne CNBC.

    L’incertitude règne encore sur la tenue d’une nouvelle session de pourparlers au Pakistan. Mardi matin, aucune délégation iranienne n’était encore partie pour Islamabad, selon la télévision d’Etat iranienne. Le New York Times, citant deux membres non identifiés de l’administration américaine, avait écrit, lundi, que le vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, devait quitter Washington mardi à destination du Pakistan.

    « Notre volonté de consacrer le monopole de l’Etat sur les armes et de mettre un terme aux interventions régionales dans nos affaires intérieures ne doit plus être remise en question après aujourd’hui », a déclaré, mardi, sur X, le premier ministre libanais, Nawaf Salam, citant son discours devant les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis au Luxembourg.

    A quelques heures d’une rencontre avec le président Emmanuel Macron, prévue dans l’après-midi, M. Salam a ainsi réitéré l’importance de ses « partenaires européens », notamment pour « renforcer le soutien à l’armée libanaise ». Selon lui, « l’équation est claire : plus l’armée libanaise est forte, plus les groupes armés illégitimes sont faibles ».

    Pour le Liban, la « voie diplomatique » vise à « mettre fin à l’occupation, à obtenir la libération de nos prisonniers et à assurer le retour des personnes déplacées dans leurs foyers et leurs villages », a-t-il aussi soutenu, alors que l’armée israélienne poursuivait encore, mardi matin, ses destructions dans le sud du pays, combattant le mouvement du Hezbollah.

    Les forces américaines ont arraisonné le M/T Tifani (IMO : 9273337), un pétrolier battant pavillon du Botswana, dans l’océan Indien, annonce le département de la défense dans un message sur X, mardi. L’opération a eu lieu dans l’Usindopacom (United States Indo-Pacific Command), l’un des grands commandements militaires des Etats-Unis qui couvre une zone allant de l’océan Indien au Pacifique (Asie, Océanie, une partie du Moyen-Orient maritime). « Comme nous l’avons clairement indiqué, nous poursuivrons les efforts d’application du droit maritime à l’échelle mondiale afin de perturber les réseaux illicites et d’intercepter les navires sanctionnés apportant un soutien matériel à l’Iran, où qu’ils opèrent », écrit le département de la défense dans son message.

    La société Ensa Ship Management, gestionnaire commercial du pétrolier depuis décembre 2024, est sanctionnée par les Etats-Unis pour avoir participé sciemment au transport de pétrole iranien. Selon les autorités américaines, le navire a chargé à deux reprises du pétrole iranien via des transferts en mer avec des pétroliers iraniens sanctionnés, au large de Singapour, en dissimulant ses activités.

    Donald Trump affirme vouloir maintenir le blocus sur les ports iraniens « tant qu’il n’y aura pas de “DEAL” » avec Téhéran, alors que le doute subsistait mardi sur la tenue, ou non, d’un deuxième round de négociations entre les deux pays à Islamabad. Lundi, la société de données maritime Lloyd’s List Intelligence avait cependant relevé qu’« au moins 26 navires de la flotte fantôme iranienne [avaient] contourné le blocus américain » depuis son instauration la semaine dernière.