Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf (à droite), rencontre le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, à Téhéran, le 16 avril 2026. HAMED MALEKPOUR/ICANA VIA AP

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L’Iran est prêt à « abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille » si la guerre reprend, a averti lundi le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, à deux jours du terme du cessez-le-feu de deux semaines. « Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille », a-t-il écrit sur X.

Les Etats-Unis accueilleront jeudi à Washington une nouvelle série de discussions entre le Liban et Israël, a fait savoir à l’AFP un responsable du département d’Etat, sous couvert d’anonymat. « Nous continuerons à faciliter des discussions directes et menées de bonne foi entre les deux gouvernements », a-t-il affirmé, précisant que les discussions auront lieu au niveau des ambassadeurs comme pour la première série qui s’était tenue le 14 avril.

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    Le président libanais, Joseph Aoun, appelle au « plus large soutien national possible » aux négociations avec Israël

    « Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l’occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l’armée [libanaise] jusqu’aux frontières internationalement reconnues » avec Israël, a affirmé lundi le président libanais, Joseph Aoun, cité par un communiqué de la présidence. L’ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise « dans les négociations bilatérales », qui seront « distinctes » des pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, a-t-il poursuivi.

    Face à la réticence d’une partie de la population, le président Aoun a insisté sur la souveraineté du Liban dans ces discussions annoncées par Donald Trump. « Personne ne partagera cette tâche avec le Liban, ni le remplacera dans cette mission », a-t-il assuré, appelant au « plus large soutien national possible » afin que les pourparlers atteignent leurs objectifs.

    « Le Liban a deux choix, soit la poursuite de la guerre avec ses conséquences humanitaires, sociales, économiques (...) soit les négociations pour mettre fin à la guerre et aboutir à une stabilité durable », a insisté le chef de l’Etat, alors que les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis des décennies.

    Les autorités libanaises ont annoncé que la guerre avec Israël, déclenchée au début de mars et objet d’un cessez-le-feu fragile, avait fait 2 387 morts en six semaines. D’après l’organisme de gestion des catastrophes, 7 602 personnes ont été blessées sur la même période.

    Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, vendredi, les autorités et les secouristes ont retrouvé des corps sous les décombres de bâtiments dans des régions qui étaient soumises à d’intenses bombardements israéliens. Un bilan publié alors faisait état de 2 294 morts.

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    « LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu’il n’y aura pas de “DEAL”, est en train de détruire complètement l’Iran », écrit le président des Etats-Unis sur son réseau, Truth Social. « Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme », poursuit-il, en critiquant violemment les médias américains pour leur couverture du conflit.

    About Face (anciennement Iraq Veterans Against the War) est une association fondée en 2004 par d’anciens militaires américains, vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi que d’autres ayant servi depuis les attentats du 11 septembre 2001.

    Ces derniers s’opposaient à l’invasion et à l’occupation de l’Irak par les Etats-Unis entre 2003 et 2011. L’association militait pour le retrait immédiat de toutes les forces de la coalition d’Irak et pour le versement de réparations au peuple irakien. Elle propose également des services de soutien aux vétérans de retour au pays, notamment en matière de santé physique et mentale.

    La « zone rouge » d’Islamabad, où se trouvent les principaux bâtiments gouvernementaux et les missions diplomatiques, ainsi que l’hôtel où les négociations américano-iraniennes ont eu lieu les 11 et 12 avril, restera fermée mardi, rapporte le quotidien pakistanais Dawn, en citant les autorités locales. La mesure est entrée en vigueur dimanche.

    L’armée israélienne annonce avoir « éliminé », lundi, deux groupes de « terroristes » qui avaient, selon elle, violé l’accord de cessez-le-feu en pénétrant dans ce qu’elle appelle sa « zone de défense avancée » et représentaient une « menace imminente », près de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, sans en préciser le nombre.

    Elle dit, en outre, en avoir pris pour cible au bord du fleuve Litani, dont une partie se trouve dans cette zone. L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise avait auparavant signalé un bombardement israélien à Qaaqaïyet El-Jisr, sur le cours du fleuve. Citant le ministère de la santé, elle a, par la suite, fait état de six blessés.

    Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a promis, dimanche, que l’armée emploierait « toute sa force » au Liban si elle faisait l’objet d’une « quelconque menace ».

    Il a également fait valoir « l’importance de poursuivre les efforts diplomatiques visant à empêcher que la situation ne devienne incontrôlable et à éviter une nouvelle confrontation armée », dans un communiqué diffusé sur Telegram, ajoutant que le ministre des affaires étrangères iranien « a confirmé sa disposition à faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir le passage sans entrave des navires et des cargaisons russes » dans le détroit d’Ormuz.

    Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux Etats-Unis se retrouveront jeudi à Washington pour un deuxième cycle de négociations, annoncent le New York Times et la presse israélienne. Le quotidien américain et The Times of Israël disent en avoir eu confirmation auprès du département d’Etat. Le premier cycle s’est déroulé le 14 avril, en présence du secrétaire d’Etat, Marco Rubio.

    Evoquant la mort du sergent-chef Florian Montorio, samedi, au Liban, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a déclaré que c’est « le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats ». « Ils ne les ont pas visés parce qu’ils étaient français. Ils les ont visés parce qu’ils tenaient la mission d’être aux côtés des populations civiles », a-t-il toutefois ajouté, lors d’une conférence de presse à Gdansk en Pologne.

    Le mouvement chiite a nié toute implication et a appelé à « faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise ».