L’hôtel Serena, lieu potentiel de la deuxième phase des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, à Islamabad, le 20 avril 2026. AKHTAR SOOMRO/REUTERS
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About Face (anciennement Iraq Veterans Against the War) est une association fondée en 2004 par d’anciens militaires américains, vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi que d’autres ayant servi depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Ces derniers s’opposaient à l’invasion et à l’occupation de l’Irak par les Etats-Unis entre 2003 et 2011. L’association militait pour le retrait immédiat de toutes les forces de la coalition d’Irak et pour le versement de réparations au peuple irakien. Elle propose également des services de soutien aux vétérans de retour au pays, notamment en matière de santé physique et mentale.
la « zone rouge » d’Islamabad, où se trouvent les principaux bâtiments gouvernementaux et les missions diplomatiques, ainsi que l’hôtel où les négociations américano-iraniennes ont eu lieu les 11 et 12 avril, restera fermée mardi, rapporte le quotidien pakistanais Dawn, en citant les autorités locales. La mesure est entrée en vigueur dimanche.
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Les forces israéliennes disent avoir tué plusieurs « terroristes » au Liban sud
L’armée israélienne annonce avoir « éliminé », lundi, deux groupes de « terroristes » qui avaient, selon elle, violé l’accord de cessez-le-feu en pénétrant dans ce qu’elle appelle sa « zone de défense avancée » et représentaient une « menace imminente », près de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, sans en préciser le nombre.
Elle dit, en outre, en avoir pris pour cible au bord du fleuve Litani, dont une partie se trouve dans cette zone. L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise avait auparavant signalé un bombardement israélien à Qaaqaïyet El-Jisr, sur le cours du fleuve. Citant le ministère de la santé, elle a, par la suite, fait état de six blessés.
Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a promis, dimanche, que l’armée emploierait « toute sa force » au Liban si elle faisait l’objet d’une « quelconque menace ».
Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, « a souligné une nouvelle fois la nécessité de préserver la trêve, qui doit être respectée selon les paramètres initialement convenus et annoncés par les médiateurs pakistanais », rapporte son ministère.
Il a également fait valoir « l’importance de poursuivre les efforts diplomatiques visant à empêcher que la situation ne devienne incontrôlable et à éviter une nouvelle confrontation armée », dans un communiqué diffusé sur Telegram, ajoutant que le ministre des affaires étrangères iranien « a confirmé sa disposition à faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir le passage sans entrave des navires et des cargaisons russes » dans le détroit d’Ormuz.
Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux Etats-Unis se retrouveront jeudi à Washington pour un deuxième cycle de négociations, annoncent le New York Times et la presse israélienne. Le quotidien américain et The Times of Israël disent en avoir eu confirmation auprès du département d’Etat. Le premier cycle s’est déroulé le 14 avril, en présence du secrétaire d’Etat, Marco Rubio.
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Evoquant la mort du sergent-chef Florian Montorio, samedi, au Liban, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a déclaré que c’est « le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats ». « Ils ne les ont pas visés parce qu’ils étaient français. Ils les ont visés parce qu’ils tenaient la mission d’être aux côtés des populations civiles », a-t-il toutefois ajouté, lors d’une conférence de presse à Gdansk en Pologne.
Le mouvement chiite a nié toute implication et a appelé à « faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise ».
« Il est vraisemblable que, suite à la décision américaine de maintenir un blocus ciblé sur Ormuz (…) les autorités iraniennes ont changé leur position initiale (…) C’est une erreur des deux côtés », a déclaré le président de la République, lors d’une conférence de presse à Gdansk, en Pologne.
Les autorités iraniennes ont annoncé, vendredi, la réouverture du détroit d’Ormuz, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre l’armée israélienne et le Hezbollah, au Liban, mais Donald Trump a promis que le blocus des ports de la République islamique resterait en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord de paix, ce qui a conduit Téhéran à le refermer.
« Tout ça ne doit pas nous conduire à l’escalade. Tout ça doit nous conduire plutôt à consolider ce qui avait été obtenu vendredi, la réouverture inconditionnelle, sans sélection, sans péage du détroit d’Ormuz. Et donc, il faut continuer de calmer les esprits (…) Nous restons sur cette ligne qui consiste à dire que les choses se règlent par la voie diplomatique. Tout le monde doit revenir au calme », a ajouté Emmanuel Macron.
« Le respect des engagements est le fondement d’un dialogue constructif », écrit le président iranien, Massoud Pezeshkian, sur X. « Une profonde méfiance historique persiste en Iran à l’égard de la conduite du gouvernement américain, tandis que les signaux contradictoires et non constructifs émis par [ses] responsables véhiculent un message amer : ils cherchent à obtenir la capitulation de l’Iran », poursuit-il, ajoutant que « les Iraniens ne se soumettent pas à la force ».
Les Etats membres de l’Union européenne (UE) vont discuter demain de leur accord d’association avec Israël, à la demande de plusieurs d’entre eux, dont l’Espagne, a annoncé, lundi, Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui est toutefois restée prudente quant à l’issue de ces discussions.
« Des Etats membres ont mis cela sur la table », a-t-elle déclaré à la presse, à la veille d’une réunion à Luxembourg des ministres des affaires étrangères de l’UE.
L’Espagne a réclamé, dimanche, la rupture de l’accord, ce qui requiert l’unanimité des 27 Etats membres. La Commission européenne a, quant à elle, proposé la suspension du volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée.