A Nabatiyé, au Liban, le 20 avril 2026. MAHMOUD ZAYYAT / AFP

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Dans un court message publié sur son réseau, Truth Social, mardi, Donald Trump affirme que l’Iran a « violé à de nombreuses reprises » l’accord de cessez-le-feu, sans préciser la nature de ces violations. Ces déclarations surviennent dans un contexte d’incertitude persistante quant à la tenue d’un second cycle de négociations entre Téhéran et Washington au Pakistan.

Dimanche, Donald Trump avait accusé l’Iran d’avoir ouvert le feu sur des navires transitant par le détroit d’Ormuz, estimant qu’il s’agissait d’une violation de l’accord de cessez-le-feu, dont l’expiration est prévue prochainement.

De son côté, un porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien a affirmé que c’était le blocus américain de la voie maritime qui constituait une violation de l’accord.

Dans un bref communiqué, le Croissant-Rouge palestinien fait état de deux morts, « l’un âgé de 13 ans et l’autre de 32 ans, et de quatre blessés par balles lors d’une attaque de colons [israéliens] contre le village d’Al-Moughaïr près de Ramallah », en Cisjordanie. « Les blessés ont été transportés à l’hôpital », ajoute le texte. Interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), l’armée israélienne a déclaré qu’elle se renseignait.

Au moins 1 061 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants ou assaillants, mais aussi beaucoup de civils, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre de Gaza, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données de l’Autorité palestinienne.

Dans le même temps, d’après des données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens. Les violences n’ont pas reflué malgré l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu à Gaza en octobre 2025.

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    Détroit d’Ormuz : l’ONU alerte sur le sort de 20 000 marins bloqués

    Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), près de 20 000 marins et environ 2 000 navires sont immobilisés depuis que le trafic a été interrompu dans le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. S’exprimant lors d’une conférence maritime à Singapour, le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a souligné que les marins souffrent de stress et de fatigue extrêmes.

    M. Dominguez a déclaré que certains pays avaient mis en place des lignes d’assistance téléphonique accessibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour les marins, tandis que d’autres leur fournissaient de la nourriture. Mais davantage pourrait être fait au niveau personnel, comme « leur fournir un accès au Wi-Fi afin qu’ils puissent contacter leurs familles et leur faire savoir qu’ils vont bien », a-t-il signalé.

    L’Elysée a semblé relativiser mardi la « zone tampon » instaurée par Israël dans le sud du Liban. Les autorités israéliennes disent avoir tracé une « ligne jaune » en profondeur dans le sud du Liban, où leurs troupes combattent le Hezbollah, affirmant vouloir protéger les populations israéliennes du nord du pays des tirs provenant du mouvement chiite.

    « Il ne faut pas trop aujourd’hui s’occuper des prises de position israéliennes, qui sont d’abord et avant tout des prises de positions “défensives”, au sens de l’établissement d’une zone tampon qu’ils estiment être nécessaire pour assurer leur sécurité », a déclaré à la presse un responsable français du Palais, jugeant qu’elle avait « vocation à être temporaire ».

    « Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de faire bouger ces lignes et de retourner immédiatement à des lignes qui ont été établies par les différents mandats. Aujourd’hui, l’enjeu c’est la stabilisation de la situation et éviter que les combats ne reprennent », a-t-il insisté. Selon lui, c’est « à l’issue des négociations » qui se préparent entre les deux pays que cette zone « devra être rendue aux Libanais », dont « l’intégrité territoriale devra être respectée », dans le cadre d’une « paix durable ».

    De nouvelles discussions sont prévues jeudi à Washington entre diplomates israéliens et libanais. Emmanuel Macron reçoit mardi après-midi à Paris le premier ministre libanais, Nawaf Salam.

    Alors que des responsables israéliens ont clairement fait savoir qu’ils voulaient que la France reste à l’écart des négociations, l’Elysée a défendu son rôle dans tout futur règlement. « La France fait partie des pays qui ont un rôle très concret et très direct pour pouvoir “renforcer la main” du gouvernement libanais, pour pouvoir soutenir son action très concrètement » dans la « mise en œuvre » du désarmement du Hezbollah, a plaidé une conseillère d’Emmanuel Macron. « Il y a assez peu de pays qui sont capables de se mobiliser très directement », « la France en fait partie », et les Israéliens comme les Américains « en sont bien conscients », a-t-elle ajouté.

    Le ministère des armées a annoncé, mardi 21 avril, qu’une cérémonie d’hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban. La cérémonie, qui se tiendra à 11 h 30 au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, sera présidée par la ministre des armées Catherine Vautrin, en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère.

    Deux des soldats français blessés dans cette embuscade qui a visé des casques bleus, attribuée par la France et l’ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah, vont être rapatriés mardi « dans la journée », et le troisième « n’est plus hospitalisé », a par ailleurs annoncé mardi Mme Vautrin, devant les députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale.

    La ministre a également donné des nouvelles de soldats « hospitalisés à Percy », hôpital militaire de la région parisienne, après avoir été blessés lors d’une attaque de drones en Irak, en mars. « Certains sont sortis » et « celui qui était le plus grièvement blessé fait l’objet d’une évolution qui est (…) plutôt encourageante », a déclaré Catherine Vautrin.

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    Berlin a confirmé, mardi, son refus de suspendre l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne, en dépit des appels lancé en ce sens par d’autres pays de l’UE, dont l’Espagne et l’Irlande. « Nous considérons cela comme inapproprié », a affirmé le ministre des affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues de l’UE. « Nous devons parler des questions cruciales avec Israël », mais « cela doit se faire dans un dialogue critique et constructif avec Israël, c’est que nous défendons », a-t-il ajouté.

    Ce refus de l’Allemagne empêche la suspension de cet accord, une décision qui requiert l’unanimité des Vingt-Sept. L’UE est le premier partenaire commercial d’Israël, pays auquel l’Allemagne vend notamment des armes.