Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse sur le thème de l’« électricité décarbonée bon marché pour tous les Français », au musée Camille-Claudel à Nogent-sur-Seine (Aube), le 7 mai 2026. BASTIEN OHIER/HANS LUCAS

Depuis le troisième étage du musée Camille-Claudel, Bruno Retailleau admire la « vue fantastique » sur les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube). Plus tôt dans la matinée ce jeudi 7 mai, le président du parti Les Républicains (LR) visitait le site mis en service en 1988. Et qui dit visite de candidat à la présidentielle, dit souvent promesse. S’il est élu, M.Retailleau entend réduire de « l’équivalent de deux mois » la facture d’électricité des Français et leur promet « une électricité bon marché, décarbonée et souveraine ».

Le sénateur de Vendée ne voit qu’une solution pour cela : « Mettre le paquet sur le nucléaire. » Or, cet « atout formidable pour la France » aurait manqué d’être « gâché », selon lui, par François Hollande lors de sa présidence (2012-2017) pour garantir « son alliance politicienne avec les écologistes ». Le socialiste avait programmé « la fermeture de 14 réacteurs », dénonce ainsi le livret LR de 38 pages consacrées à l’électricité. Emmanuel Macron s’arrêtera à deux : ceux de Fessenheim (Haut-Rhin) en 2020. Deux de trop, pour M.Retailleau. « La conséquence de ses mauvais choix, c’est l’envolée des prix de l’électricité », poursuit-il.

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