Des manifestants brandissent des brins de muguet, lors d’une manifestation organisée le 1ᵉʳ-Mai, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 1ᵉʳ mai 2023. JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

Cette fois-ci, l’épisode est passé inaperçu. Lundi 20 avril, les acteurs sociaux ont officiellement donné leur point de vue aux services du ministère du travail sur le projet de loi qui permet aux « boulangers-pâtissiers artisanaux » et aux « artisans fleuristes » de faire appel à leurs salariés le 1er-Mai. Le patronat a rendu un avis favorable, assorti de réserves, tandis que la plupart des syndicats ont exprimé la position inverse – la CFDT étant la seule organisation à opter pour la « prise d’acte ».

La consultation des représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise s’est effectuée par « voie électronique » – à travers l’envoi d’un e-mail –, comme le prévoit la procédure en cas d’« urgence ». L’exécutif voulait aller vite pour que le projet de loi puisse être présenté en conseil des ministres avant le 1er-Mai – conformément aux intentions affichées, le 17 avril, par le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu. Ce dernier a repris en main le dossier, après la controverse déclenchée par une proposition de loi visant à faciliter le travail le 1er-Mai, dont la portée était beaucoup plus large que le texte défendu par le pouvoir en place puisqu’elle concernait d’autres commerces alimentaires de proximité (bouchers, charcutiers, etc.) ainsi que des établissements culturels.

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