Matteo Arnaldi devra attendre avant de disputer sa première demi-finale dans un tournoi du Grand Chelem. L’Italien de 25 ans avait pourtant obtenu de haute lutte son billet pour le dernier carré de Roland-Garros en bataillant près de vingt heures sur les courts durant la quinzaine, mais il a été contraint de rendre les armes sans défendre ses chances. Vendredi 5 juin, à trente minutes d’entrer sur le court pour affronter son compatriote Flavio Cobolli, le 104e mondial a annoncé son forfait par un communiqué de la Fédération française de tennis, expliquant souffrir « d’un virus ».
Au tour précédent, Matteo Arnaldi avait lui-même profité de l’abandon d’un autre Italien, Matteo Berrettini, après moins de deux sets. Une aubaine, pouvait-on imaginer, pour celui qui venait de disputer deux matchs en cinq sets coup sur coup face au Belge Raphaël Collignon et l’Américain Frances Tiafoe. Son corps l’a finalement trahi, laissant le champ libre à Flavio Cobolli pour disputer la première finale d’un tournoi du Grand Chelem de sa carrière, à 24 ans.
« Matteo est une source d’inspiration pour nous tous, j’étais prêt à jouer ce match, j’ai presque pleuré en apprenant la nouvelle », a commenté Flavio Cobolli, ému, quelques minutes après l’annonce. Le 10e mondial fera face à un défi de taille dimanche, en la personne d’Alexander Zverev. L’Allemand, troisième meilleur joueur du monde, a obtenu sa qualification un peu plus tôt dans la journée en venant à bout du Tchèque Jakub Mensik en quatre manches et disputera sa quatrième finale d’un Majeur, après avoir perdu les trois premières.
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