Orian Barki et Meriem Bennani, lors du Festival international du film de Toronto, le 5 septembre 2025. GARETH CATTERMOLE/GETTY IMAGES VIA AFP

Au centre de Bouchra, les coups de fil entre l’héroïne qui s’est expatriée à New York et sa mère au Maroc. Des conversations téléphoniques directement calquées sur celles de la réalisatrice et artiste pluridisciplinaire Meriem Bennani avec sa génitrice, pendant le processus de réalisation de ce long-métrage d’animation. Celui-ci met en scène, avec des animaux anthropomorphes, les difficultés d’une réalisatrice de 35 ans à s’ouvrir à sa mère sur son projet de film, à évoquer ses sentiments, mais aussi son homosexualité.

« Tout le reste est fictionnalisé », prévient la cinéaste née en 1988 à Rabat, la capitale du Maroc, et installée à New York, qui a réalisé son film avec la documentariste Orian Barki, née en 1985, Israélienne « de Palestine occupée », comme celle-ci tient à le préciser. « La spécificité, l’honnêteté et le niveau de détail de ces conversations téléphoniques ancrent le film dans une réalité émotionnelle. On les entend et on sent leur authenticité ; on ne peut pas vraiment inventer ce genre de dialogues. En dehors de ça, nous avons pu laisser libre cours à notre créativité. »

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