La semaine, Kiyane (aucun des jeunes cités n’a souhaité donner son nom de famille) est étudiante en master 2 en étude des migrations à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le week-end et certains soirs de semaine, la jeune femme de 24 ans est serveuse dans un restaurant parisien. Avec ce CDI à temps partiel, la vingtenaire travaille entre douze et vingt heures par semaine pour un salaire aux alentours de 600 euros, « jusqu’à 700 euros avec les pourboires », déclare-t-elle.
Employé polyvalent depuis quatre ans dans un glacier du 15e arrondissement de Paris, Léo, élève en licence de psychologie à l’université Paris Cité, travaille quinze heures par semaine. « Tous les dimanches, de 10 heures à 18 heures, et certains soirs de semaine jusqu’à 00 h 30 », précise le titulaire d’un CDI à temps partiel, qui lui rapporte environ 680 euros par mois. Il vit chez sa mère, et s’il occupe un emploi en plus de ses études, c’est pour être indépendant financièrement et « diminuer les charges [de cette dernière] ». Chaque mois, le jeune homme de 23 ans met 150 euros de côté pour le remboursement de son prêt étudiant et consacre le reste à ses dépenses quotidiennes.
A l’image de Kiyane et Léo, un étudiant sur deux travaille en parallèle de ses études, note la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), dans une étude publiée en mai 2026. L’enquête ne concerne que les étudiants inscrits dans un cursus sans parcours professionnel intégré et exclut donc stages et alternances.
Difficulté de trouver un job
Parmi le 1,1 million d’étudiants salariés, plus d’un quart occupent un emploi au moins six mois sur l’année universitaire et plus de la moitié ont au minimum deux contrats dans l’année. Si le CDD reste le contrat majoritaire pour les étudiants qui travaillent, 28 % occupent un CDI, principalement dans le domaine de l’hébergement-restauration. Un quart des contrats à durée indéterminée sont signés à temps plein. Le secteur tertiaire est le principal employeur de ces jeunes, d’après la Dares.
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