« Je n’avais jamais rien lu qui ressemblait à ça », constate Pénélope Bagieu, dessinatrice de bande dessinée. Persepolis est pour l’illustratrice une ouverture sur l’Iran mais aussi au monde de la BD.
Paru en 2007, cet ouvrage autobiographique raconte l’enfance de Marjane Satrapi en pleine révolution iranienne et de son exil en Europe. Pour Pénélope Bagieu, la force de cet ouvrage, en plus de son contexte historique et politique, est d’avoir réussi à parler « de quelque chose de très personnel mais d’une façon universelle ».
Persepolis est lors de sa sortie un réel tournant dans la vie de l’illustratrice, peu habituée à la lecture de bandes dessinées. Cette BD change sa perception des choses et lui fait comprendre qu’elle « peut raconter n’importe quelle histoire en bande dessinée » sans que ce soit nécessairement un récit « court », « léger » et « à destination d’un public plus jeune ».
Fort de son succès, Persepolis a surtout démocratisé la place des femmes dans cette industrie. « Dans Persepolis, il y a beaucoup de passages qui sont vraiment justes, des réflexions de la vie d’une jeune fille qui devient adulte ». Selon Pénélope Baguieu, Marjane Satrapi a réellement ouvert les portes aux autrices femmes, mais aussi à la présence de récits centrés sur un personnage féminin.
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