Le premier ministre, Sébastien Lecornu, à son arrivée à l’Elysée, à Paris, le 8 avril 2026. TOM NICHOLSON/REUTERS

La lettre tient sur une seule page. Simple, courte, mais lourde de conséquences. Dans un message adressé à l’ensemble de ses ministres, mardi 21 avril, Sébastien Lecornu évalue pour la première fois le coût de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques, et en tire une conclusion : les administrations vont devoir faire des économies pour tenir l’objectif de déficit public en 2026, fixé à 5 % du produit intérieur brut (PIB). Le gouvernement a prévu de geler des crédits d’environ 6 milliards d’euros, dont environ 4 milliards d’euros pour l’Etat et 2 milliards pour la Sécurité sociale.

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L’appel à l’effort lancé par le premier ministre à son gouvernement s’appuie sur un seul motif : les conséquences de l’offensive militaire américano-israélienne lancée en Iran. Une façon de couper court aux supputations de certains opposants selon lesquelles l’exécutif envisageait depuis le départ de geler rapidement une partie des crédits, guerre ou pas. « La guerre au Proche- et Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont des répercussions immédiates sur notre pays », écrit Sébastien Lecornu dès sa première phrase.

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