Adrien Berthel, militant de la flotille pour Gaza, lors d’un rassemblement place de la République, à Paris, le 23 mai 2026. LUCAS BARIOULET POUR « LE MONDE »

Une enquête a été ouverte vendredi 5 juin à Paris pour tortures et crimes de guerre, à la suite d’un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités israéliennes, a annoncé le parquet national antiterroriste (PNAT) français à l’Agence France-Presse (AFP).

Le PNAT a précisé avoir confié à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité cette enquête préliminaire ouverte pour « tortures, au sens de la convention de New-York du 10 décembre 1984 » et « crimes de guerre ».

Le 29 mai, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait annoncé avoir saisi la justice française pour les mauvais traitements infligés aux membres français de la flottille pour Gaza, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants agenouillés et mains liées, à la suite de leur interception en mer et de leur placement en détention dans le sud d’Israël.

Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie le 14 mai avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre. Les autorités israéliennes ont annoncé l’interpellation de 430 militants – dont 37 Français – à bord des bateaux ; ces personnes ont toutes été expulsées le 21 mai.

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Le Monde avec AFP

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