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De la fumée s’échappe d’un véhicule visé par un drone de l’armée israélienne, à Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. ABBAS FAKIH / AFP

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Les Nations unies ‌ont déclaré, vendredi, avoir besoin de deux fois plus de fonds que prévu pour aider le Liban à faire face à l’explosion des besoins humanitaires. « Au cours des trois derniers mois, ⁠les communautés à travers le Liban ont été confrontées à une situation effroyable en raison de l’escalade des hostilités », a déclaré Imran Riza, coordinateur résident et coordinateur des opérations humanitaires des Nations Unies au Liban. « Le bilan parmi les civils est alarmant et ​s’aggrave de jour en jour. »

Les Nations unies ont annoncé que leur nouvel appel à l’aide, conjointement avec le gouvernement libanais, visait à collecter ‌331,5 millions de dollars (environ 287 millions ‌d’euros) supplémentaires pour venir en aide à 1,4 million ⁠de personnes. Ce ‌nouvel appel porte le montant total réclamé par l’ONU à 639,9 millions de ‌dollars. Au 31 mai, ​les Nations unis avaient reçu 185,9 millions de dollars.

Depuis le 2 mars et le début de l’offensive israélienne au Liban, ‌plus de 3 500 personnes ont été tuées, selon les autorités libanaises, dont les données ne font pas la distinction entre civils et combattants.

La crise érode rapidement la sécurité alimentaire, près d’une personne sur quatre au Liban – soit environ 1,24 million de personnes – devant faire face à des niveaux de crise et d’urgence en matière d’insécurité alimentaire jusqu’en août, ​ont alerté les Nations unies.

Israël a déployé secrètement des unités militaires d’élite et de renseignement en Azerbaïdjan, ainsi que dans plusieurs autres pays du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique, pour mener des opérations clandestines contre l’Iran pendant la guerre, selon la chaîne américaine CNN. Ce réseau de bases secrètes a permis à l’armée israélienne d’encercler l’Iran par le Nord, l’Ouest et le Sud, étendant son rayon d’action de plusieurs centaines de kilomètres pour soutenir ses opérations contre Téhéran.

Selon CNN, plusieurs dizaines de militaires israéliens, dont des membres des forces spéciales, des unités de recherche et sauvetage et du Mossad, ont opéré depuis des sites situés dans le sud de l’Azerbaïdjan, près de la frontière iranienne. Ces positions auraient servi à des missions de renseignement, à des opérations de drones et à d’éventuelles opérations de secours pour des pilotes israéliens. L’Azerbaïdjan a rejeté ces informations, les qualifiant d’« infondées ». Bakou entretient d’étroites relations avec Israël dans les domaines énergétique, militaire et du renseignement. Bakou fournit une part importante du pétrole consommé par Israël, tandis que l’Etat hébreu vend à l’Azerbaïdjan des équipements militaires.

CNN affirme également qu’Israël disposait de sites clandestins dans d’autres pays, notamment en Irak, aux Emirats arabes unis et en République du Somaliland, lui permettant d’étendre considérablement son rayon d’action autour de l’Iran et de soutenir ses frappes répétées contre des cibles iraniennes.

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    L’enquête a été ouverte à la suite d’un signalement du gouvernement sur la manière dont des militants français ont été traités par les autorités israéliennes au cours de leur détention, après leur interception en mer en mai.

    Dans une publication sur le réseau social X, le Commandement central des Etats-Unis (CentCom) a démenti une allégation de l’armée iranienne formulée plus tôt dans la journée. « Les forces iraniennes n’ont PAS attaqué ni tiré sur des navires de guerre de la marine américaine. Cela constituerait une violation flagrante du cessez-le-feu. »

    En début d’après-midi, l’armée iranienne avait en effet dit avoir tiré des « missiles d’avertissement » contre deux navires américains, « les destroyers hostiles DDG-103 et DDG-8 », en mer d’Oman. « Les forces américaines continuent d’opérer librement dans les eaux régionales tout en appliquant pleinement le blocus en cours contre l’Iran », a conclu le CentCom.

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    La chaîne de télévision américaine CNN a diffusé, vendredi, un entretien avec le président libanais, Joseph Aoun. Il a dit que le peuple libanais en avait « assez » de la guerre entre Israël et le Hezbollah, alors que le sud du pays est en proie à une violente opération militaire israélienne depuis plusieurs semaines, malgré un cessez-le-feu.

    Il a également adressé un message à l’Iran, qui demande la cessation du conflit au Liban dans le cadre de ses propres négociations pour la paix avec les Etats-Unis : « Vous n’essayez pas de nous aider… c’est le peuple libanais qui en paie le prix… au nom de vos propres intérêts. » Et d’ajouter : « Nos intérêts… ne coïncident pas avec les vôtres. » A propos des gardiens de la révolution iraniens, Joseph Aoun a aussi déclaré : « Ils utilisent le Liban comme monnaie d’échange dans leurs négociations avec les Etats-Unis. (…) C’est inacceptable. »

    Cette ligne a aussi été reprise par le premier ministre libanais, Nawaf Salam, vendredi. « Si je peux adresser un mot à l’Iran, c’est celui-ci : ayez pitié de notre Sud, cessez de le traiter (…) comme un moyen de pression visant à améliorer les termes de vos négociations », a déclaré le dirigeant lors d’une conférence de presse.

    L’armée iranienne a dit vendredi avoir tiré des « missiles d’avertissement » contre deux navires américains en mer d’Oman, après des escarmouches dans le Golfe cette semaine qui fragilisent le cessez-le-feu en vigueur avec les Etats-Unis depuis le 8 avril. Dans un communiqué relayé par l’agence de presse gouvernementale Irna, elle affirme que « les destroyers hostiles DDG-103 et DDG-8 ont quitté la mer d’Oman pour se diriger vers l’océan Indien (…) à la suite de tirs de missiles d’avertissement », à une date qui n’est pas précisée.

    Sophie Bessis, historienne et autrice, entre autres, de La Civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture (Les Liens qui libèrent, 2025) et de Je vous écris d’une autre rive. Lettre à Hannah Arendt (Elyzad, 2021), publie vendredi une tribune dans Le Monde. Elle s’y insurge contre la passivité de l’Union européenne et, plus largement, de la « communauté internationale », face aux actions militaires que mène Israël en Palestine et au Liban.

    Les conséquences de l’événement auraient pu être bien plus graves. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé vendredi que l’attaque de drone du 17 mai dernier contre la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, « a gravement compromis la sûreté nucléaire ».

    « Cette attaque a provoqué un incendie dans un générateur électrique situé à l’extérieur du site, rendant nécessaire le recours à des générateurs de secours », a-t-il expliqué à l’ouverture d’une réunion spéciale du conseil des gouverneurs au siège de l’AIEA, à Vienne. Cette réunion a été convoquée à la suite d’une demande de l’Egypte, de la Jordanie, du Maroc et de l’Arabie saoudite.