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De la fumée s’échappe d’un véhicule visé par un drone de l’armée israélienne, à Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. ABBAS FAKIH / AFP
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L’armée iranienne a dit vendredi avoir tiré des « missiles d’avertissement » contre deux navires américains en mer d’Oman, après des escarmouches dans le Golfe cette semaine qui fragilisent le cessez-le-feu en vigueur avec les Etats-Unis depuis le 8 avril. Dans un communiqué relayé par l’agence de presse gouvernementale Irna, elle affirme que « les destroyers hostiles DDG-103 et DDG-8 ont quitté la mer d’Oman pour se diriger vers l’océan Indien (…) à la suite de tirs de missiles d’avertissement », à une date qui n’est pas précisée.
Sophie Bessis, historienne et autrice, entre autres, de La Civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture (Les Liens qui libèrent, 2025) et de Je vous écris d’une autre rive. Lettre à Hannah Arendt (Elyzad, 2021), publie vendredi une tribune dans Le Monde. Elle s’y insurge contre la passivité de l’Union européenne et, plus largement, de la « communauté internationale », face aux actions militaires que mène Israël en Palestine et au Liban.
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L’attaque contre une centrale aux Emirats arabes unis a « gravement compromis la sûreté nucléaire », selon l’AIEA
Les conséquences de l’événement auraient pu être bien plus graves. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé vendredi que l’attaque de drone du 17 mai dernier contre la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, « a gravement compromis la sûreté nucléaire ».
« Cette attaque a provoqué un incendie dans un générateur électrique situé à l’extérieur du site, rendant nécessaire le recours à des générateurs de secours », a-t-il expliqué à l’ouverture d’une réunion spéciale du conseil des gouverneurs au siège de l’AIEA, à Vienne. Cette réunion a été convoquée à la suite d’une demande de l’Egypte, de la Jordanie, du Maroc et de l’Arabie saoudite.
Les Emirats arabes unis ont réagi « rapidement et efficacement à l’impensable : un impact direct provoqué par un drone chargé d’explosifs », a relaté Rafael Grossi, qui a visité la centrale et apporté l’assistance de l’AIEA. La frappe aurait pu « entraîner l’arrêt du réacteur en raison de la perte de l’alimentation électrique externe », avait-il dit sur place, mardi.
L’incident est survenu après plusieurs semaines d’attaques de drones et de missiles iraniens depuis le début de la guerre en Iran déclenchée le 28 février. Les Emirats arabes unis ont attribué cette attaque à des milices irakiennes pro-iraniennes. Rafael Grossi a rappelé à toutes les parties du conflit que s’attaquer à une installation nucléaire était « un interdit absolu ».
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah, a évoqué pour la première fois, vendredi, la possibilité que le mouvement quitte le sud du Liban si Israël s’en retirait également et si une trêve globale était conclue. « J’accepte le retrait du Hezbollah du sud du Litani en parallèle du retrait d’Israël », ainsi qu’à un cessez-le-feu « global et sans conditions », a dit dans un communiqué le député chiite qui préside la Chambre depuis trente-trois ans.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a écarté toute possibilité de rencontre entre le président américain, Donald Trump, et le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une interview télévisée diffusée jeudi. Donald Trump avait en effet déclaré mercredi qu’il « aimerait rencontrer » Mojtaba Khamenei, dans un entretien publié par le New York Post, alors que les pourparlers entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient piétinent.
« Je pense que nous devons être réalistes », a dit Abbas Araghtchi, écartant cette possibilité. « Pour des raisons de sécurité, les services de sécurité lui conseillent de ne pas avoir une présence publique plus importante qu’actuellement », a-t-il également souligné. Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali, tué le 28 février au premier jour de la guerre, déclenchée par des frappes israélo-américaines contre sa résidence à Téhéran après plus de trente-six ans de pouvoir.
Mais depuis sa désignation, au début de mars, comme troisième Guide suprême de la République islamique, il n’a fait aucune apparition publique, seules des déclarations écrites lui étant attribuées. Après 40 jours de bombardements, un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis. Mais les deux belligérants s’accusent régulièrement de violer la trêve, après de nouveaux tirs cette semaine dans le stratégique détroit d’Ormuz.
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Le média libanais L’Orient-Le Jour a fait état, vendredi à la mi-journée, de plusieurs morts dans des bombardements israéliens dans le sud du Liban. Une attaque à El-Houch, dans la banlieue de Tyr, a ainsi tué le conducteur d’une voiture. Une autre personne est morte au volant de son véhicule, entre Nabatiyé à Kfar Hamam, dans une frappe de l’Etat hébreu.
Plus tôt dans la journée, une attaque de drone a tué deux personnes dans la ville de Harouf, près de Nabatiyé. Toujours selon L’Orient-Le Jour et son correspondant sur place, un bombardement sur un véhicule entre Bir El-Sanasel et Kfar Dounine a également fait un mort. Sept personnes ont par ailleurs été tuées à Tyr, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les bombardements nocturnes israéliens qui ont ciblé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont tué sept personnes, a déclaré vendredi à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de la défense civile. Les premières images diffusées par l’AFP montrent notamment un établissement bancaire largement détruit.
« La semaine dernière, l’armée israélienne a frappé et éliminé le terroriste Abed Harb, commandant de l’unité du génie du Hezbollah », a annoncé vendredi matin l’armée israélienne, sur son canal Telegram officiel. L’Etat hébreu affirme qu’Abed Harb « commandait l’unité du génie chargée de la fabrication et de la mise en place d’engins explosifs destinés à nuire aux soldats de l’armée israélienne dans le sud du Liban » et qu’il « occupait un poste de haut commandement au sein de l’organisation terroriste », dont il était membre depuis le conflit israélo-libanais de 2006.
L’Organisation des Nations unies (ONU) a doublé, vendredi, son appel aux dons pour le Liban, réclamant près de 640 millions de dollars (soit 550 millions d’euros) sur six mois, alors que le pays, ses hôpitaux et ses écoles sont ébranlés par la guerre d’Israël contre le mouvement pro-iranien Hezbollah. « La crise humanitaire au Liban est grave et se détériore », a déclaré l’agence humanitaire des Nations unies, l’OCHA, dans un appel d’urgence révisé.
L’ONU avait réclamé 308 millions de dollars en mars pour soutenir une vaste intervention d’urgence menée par le gouvernement libanais jusqu’à la fin de mai. Vendredi, elle a estimé que 331,5 millions de dollars supplémentaires seraient nécessaires jusqu’à la fin d’août. « Les déplacements répétés, la capacité d’hébergement insuffisante et les perspectives limitées de retour en toute sécurité aggravent la vulnérabilité », a ajouté l’OCHA, évoquant « une pression croissante ».
Seuls 185,9 millions de dollars (soit près de 160 millions d’euros) ont été reçus à ce jour sur l’appel initial, a précisé l’OCHA, ajoutant que ce montant avait permis d’aider environ 680 000 personnes entre le 2 mars et le 31 mai. L’objectif est désormais de faire plus que doubler ce nombre pour atteindre l’ensemble des 1,4 million de personnes − ce qui correspond à environ un quart de la population − qui ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays.