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Le président russe Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 3 juin 2026. RAMIL SITDIKOV/AFP

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Le président russe a affirmé vendredi que la guerre en Ukraine prendrait fin seulement lorsque la Russie aurait atteint ses objectifs. « Nous partons du principe que les hostilités prendront fin un jour. Et, sans aucun doute, elles cesseront lorsque nous aurons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés », a déclaré M. Poutine à Saint-Pétersbourg où il s’exprimait dans le cadre du grand Forum économique international (SPIEF).

Selon des propos rapportés par l’agence TASS, il a réagi à la lettre de Volodymyr Zelensky proposant une rencontre directe pour discuter de la fin du conflit, estimant que Kiev avait choisi de porter le débat sur la place publique de manière « totalement inappropriée ». Il a également affirmé que le président ukrainien lui avait récemment demandé une rencontre par l’intermédiaire d’un homme d’affaires russe. Il a ajouté ne voir « pour l’instant aucun sens » à une rencontre, accusant Kiev de vouloir utiliser un sommet entre les deux dirigeants pour freiner l’avancée des forces russes. Selon lui, la lettre adressée par Volodymyr Zelensky était « irrespectueuse » et contribuait à rendre une rencontre impossible. En réponse à cette initiative, Vladimir Poutine a lancé aux militaires russes : « Travaillez, frères », soulignant que « le pays est fier des combattants de l’armée russe ».

Le président russe a par ailleurs estimé que la guerre en Ukraine aurait pu être évitée si le président américain Donald Trump était resté au pouvoir après l’élection de 2020. Il a ajouté que ses relations avec Donald Trump étaient fondées sur le respect mutuel.

L’attaque a eu lieu le 5 mars 2025. Iryna Nakonechna et son mari avaient décidé de profiter de la douceur printanière inhabituelle pour faire une promenade en soirée. Ils se trouvaient près d’un hôtel dans le centre de Kryvy Rih lorsqu’un missile russe a frappé le bâtiment, les projetant dans des directions opposées.

Lorsqu’elle se redressa, elle porta la main à sa jambe gauche, mais ne la sentit pas. Le couple fut transporté dans des hôpitaux différents. Son mari est mort le lendemain. « Je n’ai jamais pu lui dire au revoir », explique Iryna. « Je n’étais même pas aux funérailles. »

Pendant les deux mois suivants, les jours se sont enchaînés à un rythme effréné, Iryna subissant deux opérations par semaine. En mai de la même année, elle put enfin s’asseoir à nouveau. Elle se sentait soulagée, dit-elle, mais ce n’était que le début.

« Le plus difficile a été de m’accepter avec ces blessures, des blessures qui ne sont pas seulement physiques », dit-elle. « Prendre conscience de l’ampleur des changements survenus dans ma vie a été très difficile. »

Iryna confie que les tâches du quotidien sont désormais éprouvantes. Elle déplore de ne toujours pas pouvoir porter son petit-fils, Tymofii. Un jour, il a collé un autocollant représentant un capybara – un mammifère rongeur d’Amérique du Sud – sur sa prothèse. Elle l’a laissé là.

Artisane aguerrie, elle s’est ensuite mise à tricoter des capybaras en peluche pour un centre de réadaptation pour les victimes de traumatismes de guerre, spécialisé dans les prothèses et la rééducation. Les jouets d’Iryna ont rapidement connu un grand succès. Depuis, elle passe des heures à les tricoter. « Quand je compte les mailles, je ne pense qu’aux mailles, pas à la vie qui aurait pu être et qui, malheureusement, n’est plus ».

Récemment, elle a célébré une victoire personnelle : pour la première fois depuis son accident, elle a porté un short. Ce petit geste a marqué un tournant décisif. « Je m’accepte telle que je suis », confie-t-elle.

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    Bonjour Messieurs, Les montants régulièrement annoncés pour soutenir l'Ukraine sont conséquents. La russie de son côté doit également avoir un budget semblable. Existe t il une estimation du coût de cette guerre par jour, semaine ou mensuel ?
    angelien

    Bonjour,
    Le coût de la guerre en Ukraine continue de peser lourdement sur les finances russes, au point que les dépenses liées au conflit pourraient dépasser de 2 000 milliards de roubles (28 milliards de dollars, soit environ 24 milliards d’euros) les prévisions budgétaires en 2026, selon un document du ministère des finances russe révélé par le Financial Times.

    D’après cette note attribuée à Anton Silouanov, le ministre des finances russe, le dépassement pourrait atteindre jusqu’à 4 000 milliards de roubles (56 milliards de dollars, soit environ 48 milliards d’euros) dans un scénario défavorable, tandis que des surcoûts comparables sont anticipés pour 2027 et 2028. Le ministère a demandé au gouvernement de geler plusieurs milliers de milliards de roubles de dépenses civiles afin de financer l’effort de guerre.

    La Russie a consacré cette année 16 840 milliards de roubles (238 milliards de dollars, soit environ 205 milliards d’euros) à la défense et à la sécurité, soit près de 40 % de son budget fédéral. Malgré cette enveloppe record, le déficit budgétaire a déjà atteint 5 900 milliards de roubles (environ 63 milliards d’euros) au cours des quatre premiers mois de l’année, contre un objectif annuel initial de 3 800 milliards de roubles.

    En août 2025, selon des estimations citées par le média ukrainien ZN.UA, la guerre coûtait à la Russie près de 300 millions de dollars par jour (environ 260 millions d’euros), soit plus de 100 milliards de dollars par an (environ 86 milliards d’euros).

    La Russie pourrait attaquer l’OTAN « dès 2030 », a averti 5 juin le premier ministre britannique, Keir Starmer, en assurant la détermination du Royaume-Uni à développer ses capacités militaires pour être prêt face à une telle situation.

    « Selon l’évaluation de nos services de renseignements, ainsi que celle d’autres pays de l’OTAN, il pourrait y avoir une attaque de la Russie contre l’OTAN dès 2030 », a déclaré le chef du gouvernement travailliste, en déplacement sur le site d’une entreprise de défense dans le Wiltshire. « Il n’est pas exagéré d’affirmer que nous vivons dans la période la plus dangereuse et incertaine de notre vie », a précisé Keir Starmer, ajoutant qu’il est de la « responsabilité » de son gouvernement d’« être prêt ».

    Cet avertissement fait écho à celui du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, qui avait affirmé en décembre que la Russie « pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans ».

    Le Royaume-Uni, qui a vu ses capacités fondre en raison de moindres investissements dans sa défense, s’est engagé à accroître ses dépenses militaires dans les prochaines années. Le premier ministre a annoncé que le gouvernement publierait son plan d’investissement dans la défense « avant le sommet de l’OTAN », prévu début juillet.

    Censée être dévoilé à l’automne 2025, sa finalisation a pris du retard en raison de contraintes budgétaires durcies par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.

    Le chef d’état-major des armées britanniques, Richard Knighton, a averti que le Royaume-Uni « doit dépenser plus dans sa défense et plus vite ». La Russie « sonde, défie et teste nos défenses », a-t-il insisté. « Nous devons être prêts pour des conflits potentiellement plus longs et massifs comme nous le voyons en Ukraine », a-t-il ajouté, plaidant notamment pour davantage d’investissements dans les drones et autres systèmes autonomes.

    Le Royaume-Uni s’est engagé à porter ses dépenses militaires à 2,5 % du PIB d’ici 2027 (une augmentation qui inclut les agences de renseignement), et jusqu’à 3 % après 2029.

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