Emmanuel Macron et le premier ministre polonais, Donald Tusk à Gdansk, le 20 avril 2026. KACPER PEMPEL/REUTERS

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Une attaque ukrainienne de ‌drones contre le port russe de Touapsé, sur la mer Noire, a provoqué un incendie et fait au moins un ​mort, ont déclaré lundi des responsables ‌russes, quelques heures seulement après l’extinction d’un incendie survenu à la suite d’une attaque similaire le 16 avril.

Lundi à la mi-journée, l’état-major général des forces armées ukrainiennes a confirmé que son pays avait frappé la raffinerie de pétrole de Touapsé, dans le kraï de Krasnodar, pour la deuxième fois.

« L’opération spéciale a par ailleurs été menée dans la nuit du 19 au 20 avril par des opérateurs de drones », a précisé l’état-major.

Les services de sécurité russes ont annoncé lundi l’arrestation d’une Allemande dans le sud de la Russie, après la découverte dans son sac à dos d’un engin explosif artisanal devant servir à un « attentat planifié » par l’Ukraine.

L’Allemagne n’a pas confirmé l’arrestation d’une de ses ressortissantes, un porte-parole de la diplomatie outre-Rhin affirmant seulement « avoir pris connaissance des articles parus dans la presse ». Les autorités ukrainiennes n’ont pour l’heure pas réagi.

Cette femme, « née en 1969 » et dont l’identité n’a pas été dévoilée, aurait été entraînée pour la préparation de cet « attentat » par une personne originaire d’un pays d’Asie centrale, qui agissait sur ordre de l’Ukraine, selon les services de sécurité russes, le FSB. L’engin explosif artisanal détenu par la citoyenne allemande devait être déclenché à proximité d’un site des forces de sécurité dans la ville de Piatigorsk, dans le Caucase, ont-ils ajouté dans un communiqué.

La charge explosive provenait « de caches d’armes constituées par les services de renseignement ukrainiens » et l’explosion a été empêchée grâce au brouillage électronique, a précisé le FSB.

Un ressortissant d’une des républiques d’Asie centrale, « né en 1997 » et soutenant « une idéologie radicale », a été identifié et arrêté, ont par ailleurs déclaré les services de sécurité, sans plus de précisions. Cet homme est accusé d’être celui qui devait déclencher à distance l’engin contenant une charge explosive équivalente à 1,5 kilo de TNT, « tandis que la femme devait mourir sur place ».

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    Les forces ukrainiennes affirment avoir mis hors service deux navires russes en Crimée

    Frappe de drones contre les grands navires de débarquement russes « Iamal » et « Nikolaï-Filtchenkov » en Crimée, dans la nuit du 18 au 19 avril, sur une vidéo partagée le 20 avril 2026. SERVICES DE RENSEIGNEMENT DE LA DÉFENSE UKRAINIENS

    Le service de renseignement militaire (HUR) a publié sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des frappes de drones en Crimée – annexée en 2014 par la Russie – contre les grands navires de débarquement russes Iamal et Nikolaï-Filtchenkov, dans la nuit du 18 au 19 avril.

    « Au moment de l’attaque, des navires ennemis appartenant à la flotte russe de la mer Noire se trouvaient dans la baie de Sébastopol », poursuit encore le communiqué des renseignements ukrainiens, et d’ajouter que les deux navires russes « ont été mis hors service ».

    « Selon les médecins, un homme blessé par un tireur dans le quartier de Holossiïvsky est décédé à l’hôpital. La victime était dans un état extrêmement grave. Les médecins se sont battus pour sa vie, mais malheureusement, ils n’ont pas réussi à le sauver », a rapporté lundi Vitali Klitchko, maire de la ville, sur Telegram.

    Le maire a également ajouté que sept des personnes blessées lors de l’attaque sont actuellement soignées dans des hôpitaux de Kiev.

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    Une citoyenne allemande a été arrêtée dans le sud de la Russie après qu’une bombe artisanale, devant servir à un « attentat planifié » par l’Ukraine, a été retrouvée dans son sac à dos, ont annoncé lundi les services de sécurité russes.

    Cette ressortissante allemande, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est « née en 1969 », a déclaré le FSB, cité par les agences de presse étatiques. Dans la vidéo de ce qui est présenté comme son interrogatoire et que publie l’agence TASS, la femme s’exprime en russe et déclare, visage flouté, qu’elle a obtenu la citoyenneté allemande en 1995.

    Elle a été entraînée dans la préparation de cet « attentat » par une personne originaire d’un pays d’Asie centrale, qui agissait sur ordre de l’Ukraine, a encore affirmé le FSB.

    Toujours selon les services de sécurité russes, cet engin explosif artisanal devait être déclenché à proximité d’un site des forces de sécurité dans la ville de Piatigorsk, dans le Caucase. Le FSB a précisé qu’un ressortissant d’une des républiques d’Asie centrale, « né en 1997 », avait été identifié. Il est accusé d’être celui qui devait déclencher à distance l’engin explosif, « tandis que la femme devait mourir sur place ».

    La chaîne publique de télévision russe Zvezda a diffusé une vidéo montrant l’arrestation des suspects et leur passage aux aveux, lors desquels les accusés semblent lire un texte, rapporte l’Agence France-Presse. La femme dit être arrivée en Russie en 2022 et avoir été contactée par « une personne avec un fort accent ukrainien lui proposant un travail bien payé ».

    La Russie a déjà accusé l’Ukraine de collaborer avec des islamistes pour perpétrer des attentats sur son territoire, sans apporter de preuves.