Gandalf, le magicien du Seigneur des anneaux, apparaît souvent par surprise, là où on ne l’attend pas : sur le seuil de la maison du hobbit Bilbo, au beau milieu de la forêt de Fangorn… Et désormais dans une encyclique papale. Le personnage créé par J. R. R. Tolkien est cité par le pape au paragraphe 213 de Magnifica humanitas (« Magnifique humanité »), l’encyclique sur « la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » publiée le 25 mai. Léon XIV convoque quelques phrases prononcées par Gandalf à l’appui d’un argument simple : l’idée que chacun peut agir pour le bien, même les plus humbles.
« Il ne nous appartient toutefois pas de rassembler toutes les marées du monde, dit la citation de Gandalf, mais de faire ce qui est en nous pour le secours des années dans lesquelles nous sommes placés, déracinant le mal dans les champs que nous connaissons, de sorte que ceux qui vivront après nous puissent avoir une terre propre à cultiver. » Il s’agit là de « notre responsabilité », selon le pape, telle que la décrivait, par la voix de son personnage, « un écrivain catholique du XXe siècle, John Ronald Reuel Tolkien [1892-1973]».
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