Le tour de force est indiscutable. Réussir à paraître calme et compétent, alors même qu’on est une pièce essentielle d’une administration américaine dysfonctionnelle et erratique, n’est pas une mince affaire. Mardi 5 mai, Marco Rubio a réussi un examen oral remarqué, essentiellement consacré au Moyen-Orient, en passant en salle de presse à la Maison Blanche. Remplaçant la porte-parole, Karoline Leavitt, le secrétaire d’Etat – également conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump – a confirmé son habileté. Celle-ci consiste à défendre la cohérence d’une guerre qui n’en a pas.
Marco Rubio a expliqué que le président américain avait « répondu aux appels » de nombreux pays pour guider les navires dans le détroit d’Ormuz. L’objectif de l’opération « Project Freedom » (« Projet Liberté ») était de sauver les quelque 23 000 marins civils de 87 pays bloqués sur ces bâtiments. Ce « premier pas » vers une réouverture du passage maritime stratégique était pourtant suspendu dans la foulée par Donald Trump, prétextant la bonne avancée des négociations avec l’Iran. Un coup de volant à droite, un coup de volant à gauche, et une administration toujours ensablée.
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