Lori Chavez-DeRemer, à Howell (Michigan), aux Etats-Unis, le 17 septembre 2025. JEFF KOWALSKY/AFP

L’administration Trump fait face à un nouveau changement avec le départ annoncé lundi 20 avril de la ministre du travail, Lori Chavez-DeRemer, après une série de scandales qui ont émaillé ses treize mois de mandat.

« La ministre du travail Lori Chavez-DeRemer va quitter le gouvernement pour prendre un poste dans le secteur privé », a déclaré, sur X, le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung.

Arrivée en poste en mars 2025, elle devient la troisième femme à quitter le gouvernement du président républicain en six semaines, après les départs forcés de la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, et de celle de la justice, Pam Bondi.

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« Elle a fait un boulot phénoménal en protégeant les travailleurs américains, en mettant en place des pratiques de travail justes, et en aidant les Américains à acquérir des compétences supplémentaires pour améliorer leurs vies », a ajouté Steven Cheung. Il a précisé que Keith Sonderling, l’actuel numéro deux de Mme Chavez-DeRemer, assurerait l’intérim à la tête du ministère.

Consommation d’alcool dans son bureau

Cette ex-députée de l’Oregon de 58 ans était au moment de sa nomination réputée proche des syndicats, à rebours des positions des nombreux patrons qui composent le gouvernement du milliardaire républicain. Son mandat a été marqué par le limogeage et le départ contraint de milliers de fonctionnaires de son ministère, à l’instar de nombreux autres depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.

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Une série de scandales récents ont cependant précipité son départ du gouvernement. Selon le New York Post, Lori Chavez-DeRemer fait notamment l’objet d’une enquête pour avoir eu une relation « inappropriée » avec un subordonné. Elle est également accusée de consommer de l’alcool dans son bureau pendant les journées de travail, mais aussi de fraude pour avoir supposément inventé des déplacements officiels qui se seraient transformés en voyages d’agrément avec sa famille et ses amis. En janvier, la Maison Blanche avait jugé ces accusations « sans fondement » par la voix d’une porte-parole.

Lori Chavez-DeRemer a également été visée par trois plaintes au sein du ministère, portées par des employées qui l’accusent d’avoir entretenu un climat de travail toxique, selon le New York Times.

En février, le quotidien new-yorkais avait également rapporté – en citant des sources proches du dossier et des documents de police – que l’époux de la ministre, Shawn DeRemer, avait été interdit d’entrée au ministère après avoir été accusé d’agression sexuelle par au moins deux employées.

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Le Monde avec AFP

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