Une des femmes autochtones qui témoigne dans le rapport « Violences obstétricales et gynécologiques et stérilisations imposées de femmes des Premières Nations au Québec », publié le 26 mai, ne comprend pas pourquoi son rêve d’avoir un deuxième enfant ne devient jamais réalité. Après la naissance de son premier, elle tente en vain de retomber enceinte. « J’étais triste, je pleurais (…), je voulais en avoir un autre, et ça n’a jamais marché », raconte-t-elle. Elle découvre finalement l’explication : en 2007, alors qu’elle avait 27 ans, elle aurait subi une hystérectomie sans jamais l’avoir autorisée.
Dans un autre cas, datant de 2022, une femme – les noms ne sont pas divulgués – affirme avoir signé un formulaire de consentement médical pour une ligature des trompes… déjà réalisée deux jours plus tôt, sans son aval. Certaines décrivent également une violence qui se prolonge dans l’accès à leur histoire médicale. Après une ligature subie en 1986, à l’âge de 26 ans, une femme dit s’être vu opposer un refus lorsqu’elle a réclamé son dossier médical. « On ne peut pas te donner ça, c’est confidentiel, madame », lui aurait-on répondu.
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